SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 7 February 2023, Tuesday |

Les malheurs des prisons iraniennes… Deux détenus sont morts dans des circonstances mystérieuses

Deux détenus sont morts dans une prison du sud de la capitale, Téhéran, selon des responsables de l’Organisation iranienne des prisons confirmés cette semaine, notant que les autorités enquêtent sur les raisons qui ont conduit à cela.

L’organisation pénitentiaire a annoncé « la formation d’un comité pour enquêter sur la mort d’Amir Hossein Hatami dans la prison du Grand Téhéran », dans un bref communiqué publié dimanche soir, selon l’Agence France-Presse.

Selon le journal iranien « Qanoon » dimanche, Hatami a vingt-deux ans et travaille dans le bazar de Téhéran, « et il a été arrêté en raison d’un problème avec une autre personne », sans fournir de détails supplémentaires.

La confirmation de la mort de Hatami intervient après que le chef de l’Organisation des prisons iraniennes, Mohammad Mahdi Haj Mohammadi, a annoncé jeudi qu’il avait ordonné une enquête sur la mort d’un autre détenu dans la même prison, Shaheen Nasseri.

Dans un communiqué publié par le site « Mizan Online » de l’autorité judiciaire, Haj Mohammadi a confirmé qu' »une enquête a été ouverte par le service de médecine légale, et nous attendons la publication du rapport final sur cette affaire ».

La prison du Grand Téhéran, également connue sous le nom de Fashafouyeh, est située à environ 30 km au sud de la capitale.

Le même responsable iranien avait confirmé en août dernier que des responsables pénitentiaires avaient commis des « pratiques inacceptables », à la suite de la publication de bandes vidéo à l’extérieur du pays par des médias à l’intérieur de la prison d’Evin, dans le nord de la capitale, montrant des détenus battus et maltraités.

L’Iran critique les rapports publiés périodiquement par les Nations Unies et les organisations concernées par la défense des droits de l’homme, accusant Téhéran de mal gérer les prisons et de traiter les détenus.

Parmi ces violations, ce qui a été montré par des images publiées par un groupe d’opposition iranien appelé « Adala Ali », la présence d’un certain nombre de détenus de la prison d’Evin qui profitent d’un très petit espace pour dormir, à la lumière du déclenchement du Corona virus, et l’absence de protocole de distanciation sociale.

Amnesty International avait précédemment déclaré que les photos divulguées de la prison d’Evin à Téhéran montraient la cruauté exercée par les autorités iraniennes contre les prisonniers.

Un rapport iranien a également révélé des violations des droits humains et racistes contre des prisonniers arabes dans les prisons de la ville à majorité arabe d’Ahvas, au milieu des accusations du régime iranien de liquider des prisonniers arabes de l’opposition.

Il est à noter qu’un certain nombre de prisons en Iran, dont la plus célèbre est la prison de Shaiban à Ahvas, ont connu auparavant un état de rébellion parmi les prisonniers, qui a entraîné la chute et la blessure d’un certain nombre d’entre eux aux mains des forces de sécurité. , pour protester contre la détérioration des conditions sanitaires et par crainte de l’épidémie du virus Corona dans les prisons.

    la source :
  • AFP