SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Les nouvelles sanctions européennes contre l’Iran incluent la police des mœurs

La ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock, a déclaré lundi que les nouvelles sanctions de l’Union européenne à l’encontre de l’Iran en raison de la répression des manifestants incluront la mise sur liste noire de la police des mœurs, entre autres entités.

« Nous allons imposer aujourd’hui un paquet de sanctions supplémentaires pour que les responsables de crimes brutaux contre les femmes, les jeunes et les hommes aient à répondre de leurs actes », a-t-elle déclaré aux journalistes à son arrivée à Luxembourg pour une réunion avec ses homologues européens.

« Parmi les personnes figurant sur la liste figurent les soi-disant policiers des mœurs », a-t-elle ajouté.

Les 27 États membres de l’Union européenne ont convenu mercredi dernier de sanctionner les responsables iraniens impliqués dans la répression des manifestations déclenchées par la mort de la jeune femme, Mahsa Amini.

Selon des sources diplomatiques, l’accord politique conclu par les ambassadeurs des pays à Bruxelles doit être confirmé par les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne lors de leur réunion lundi à Luxembourg.

Il est temps de les tenir pour responsables

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a écrit sur Twitter : « Nous avons demandé que les responsables de l’oppression envers les femmes soient tenus pour responsables. Il est temps de leur demander des comptes. La violence choquante que subit le peuple iranien ne peut rester sans réponse. »

Le Parlement européen a demandé l’inscription sur la liste noire de l’Union européenne des « responsables iraniens, notamment tous les individus associés à la « police des mœurs » dont il est démontré qu’ils sont complices ou responsables de la mort de Mahsa Amini et des violences contre les manifestants. »

Les personnes sanctionnées par l’Union européenne pour violation des droits de l’homme sont interdites d’entrée sur le territoire de l’Union et leurs avoirs dans les États membres sont gelés.

Le 12 avril 2011, l’Union européenne a adopté des mesures visant à sanctionner les violations graves des droits de l’homme en Iran.

D’autres mesures ont été ajoutées le 23 mars 2012, au premier rang desquelles l’interdiction des moyens pouvant être utilisés pour la répression interne et ceux pouvant être utilisés pour surveiller ou intercepter l’Internet et les communications sur les réseaux mobiles ou fixes. Ces sanctions sont valables jusqu’en 2023.