SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 December 2022, Sunday |

Les pourparlers de la Turquie avec la Finlande et la Suède… de légers progrès sur certains points

La Turquie s’en tient à ses exigences concernant son approbation de l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN. L’Etat membre de l’OTAN appelle les deux pays européens à cesser de soutenir des groupes que la Turquie qualifie de terroristes, des accusations que la Suède a démenties plus d’une fois.

Dans les derniers développements, le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a indiqué que la Turquie attend de la Suède et de la Finlande qu’elles prennent des mesures concrètes et cessent ce qu’elle décrit comme leur soutien aux groupes terroristes jusqu’à ce qu’Ankara retire ses objections à leur adhésion à l’OTAN.

Lors d’une conférence de presse, Cavusoglu a déclaré aux journalistes : « Une mesure concrète doit être prise concernant les préoccupations de la Turquie… Ils devraient réduire leur soutien au terrorisme ».

Des délégations des deux pays se sont rendues mercredi à Ankara pour des entretiens avec des responsables turcs.

Quant au porte-parole du président Recep Tayyip Erdogan, il a révélé plus tard qu’Ankara avait senti une attitude positive concernant la levée de l’embargo sur les exportations d’armes. La ministre suédoise des Affaires étrangères, Anne Linde, a ensuite déclaré sur Twitter que le dialogue était constructif et se poursuivrait.

La Suède et la Finlande ont interdit les exportations d’armes vers la Turquie après une incursion en Syrie visant les unités de protection du peuple kurde. Ankara considère les Unités de protection du peuple kurde (YPG) comme une extension du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et considère les deux groupes comme des organisations terroristes.

La Finlande et la Suède ont officiellement demandé à rejoindre l’alliance la semaine dernière, dans le but de renforcer la sécurité après l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Les deux pays ont exprimé l’espoir que le processus d’adhésion serait rapide, et d’autres membres de l’alliance militaire ont qualifié l’expansion prévue d’historique.

Mais la Turquie s’est opposée à cette décision, affirmant que les deux pays hébergent des personnes liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et des partisans de Fethullah Gulen, qu’Ankara accuse d’avoir orchestré la tentative de coup d’État de 2016.

Les 30 membres de l’alliance doivent accepter d’accepter tout nouveau membre.

    la source :
  • Reuters