SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2022, Tuesday |

L’Iran n’aura pas de bombe nucléaire, et elle a 3 options

Un responsable du renseignement militaire israélien a renouvelé l’affirmation de son pays selon laquelle l’Iran ne serait pas autorisé à acquérir des armes nucléaires.

Le chef du renseignement militaire israélien, Tamer Hayman, a déclaré que l’Iran ne peut pas acquérir d’armes nucléaires à court terme, selon le Jerusalem Post, samedi, citant le site Web en hébreu Walla News.

« Malgré l’enrichissement de l’uranium à un niveau jamais vu auparavant, l’Iran a encore un long chemin à parcourir avant d’acquérir une bombe nucléaire », a déclaré le journal israélien.

Il y a trois options

Selon Heymann, alors que les niveaux d’uranium enrichi sont « alarmants », la République islamique a encore un long chemin à parcourir avant d’acquérir une puissante bombe nucléaire qui pourrait menacer Israël.

Il a poursuivi: « Pour autant que nous le sachions, ils ne se dirigent pas vers une bombe pour le moment, ce sera peut-être dans un avenir lointain. »

Il a révélé dans ce contexte que les Iraniens sont confrontés à trois options : soit revenir à l’accord nucléaire de 2015, soit continuer à défier la communauté internationale et poursuivre l’enrichissement, soit aller vers un accord amélioré où ils obtiendront bien plus que ils ont réussi dans le passé.

Selon les termes de l’accord conclu à Vienne en 2015 avec les grandes puissances (États-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Chine et Russie), l’Iran s’est engagé à enrichir de l’uranium à hauteur de 3,67 % maximum, avec un plafond fixé à 202,8 kilogrammes.

Mais en réponse à la décision de Donald Trump en 2018 de se retirer de l’accord, l’Iran s’est progressivement libéré de ses engagements et a commencé à dépasser la limite autorisée lors de l’enrichissement jusqu’à 5 %.

Le processus de développement adopté par l’Iran consiste à augmenter le taux de fission de l’uranium dans les centrifugeuses, une augmentation qui lui donne la possibilité d’atteindre rapidement les niveaux interdits par l’accord nucléaire de 2015.

Selon le dernier rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique, jusqu’à fin août, l’Iran avait accumulé 2441,3 kilogrammes d’uranium, soit 12 fois la limite autorisée.

Au début de cette année, l’Iran est allé encore plus loin, atteignant 20 pour cent, un niveau qui permet théoriquement la production d’isotopes médicaux qui sont utilisés notamment dans le diagnostic de certains types de cancer. Son stock enrichi de ce pourcentage s’élève désormais à 84 kilogrammes.

Puis, en avril, Téhéran a franchi le seuil sans précédent des 60 % et a depuis produit 10 kilogrammes, près des 90 % nécessaires pour fabriquer une bombe atomique.

Enfin, pour la première fois, l’Iran a développé de l’uranium métallique « sous un prétexte civil alors qu’il s’agit d’un matériau essentiel pour une arme nucléaire », explique Andrea Stryker, co-auteur d’un récent rapport du Washington Institute for Science and International Security.

La réponse d’Israël

Hyman a expliqué que le devoir d’Israël est maintenant d’agir diplomatiquement envers l’Iran et son programme nucléaire, « mais il doit y avoir une option militaire pratique et crédible en plus des outils économiques (sanctions) et diplomatiques ».

« Soyons d’accord avec le fait que la bonne chose à faire est d’amener l’Iran dans la direction diplomatique : essayer d’obtenir un meilleur accord », a-t-il déclaré.