SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 October 2021, Wednesday |

L’Iran ne sera pas en mesure de rétablir son niveau de production pétrolière même si les sanctions sont levées

L’agence « Bloomberg » a déclaré que l’Iran espère augmenter sa production de pétrole dans un court délai, à partir de la levée des sanctions américaines imposées à Téhéran, suite à la conclusion d’un nouvel accord nucléaire.

Et le ministre iranien du Pétrole sortant, Bijan Namdar Zanganeh, a annoncé, dimanche, que son pays avait pris « de nombreuses mesures » pour garantir sa capacité à pomper davantage de pétrole brut dans un « délai très court ».

La Russie et les gouvernements occidentaux servent de médiateurs entre Washington et Téhéran pour parvenir à un nouvel accord nucléaire, en lieu et place de celui dont l’ancien président américain Donald Trump s’est retiré en 2018.

Dans le cas où un accord préliminaire serait conclu, cela conduirait, selon les observateurs, à la levée de certaines sanctions américaines contre Téhéran, alors que l’ambiguïté règne toujours sur la date du septième cycle de négociations de Vienne à cet égard.

Mais de nombreux analystes sont sceptiques quant à la possibilité de parvenir à un accord à court terme, et à cet égard, Fitch Solutions, indique dans une note qu’un accord sera probablement conclu fin 2022, car « l’atmosphère politique actuelle contredit les efforts de Téhéran et de Washington pour parvenir à un accord durant cet été ».

L’agence estime que si ce scénario lié à la signature d’un accord ne se produit pas dans les deux prochains mois, l’Iran ne pourra pas revenir à un niveau normal de production de pétrole, estimé à environ 4 millions de barils par jour, avant 2023 ou 2024.

Dans un contexte lié aux conditions du marché du brut, le prix du pétrole est resté stable en début de séance lundi, le Brent augmentant de 0,2 % à environ 76,35 dollars le baril, tandis que les importateurs attendent les discussions de l’ « OPEP Plus » plus tard dans la journée, et s’ils parviendront à combler le fossé des désaccords entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sur l’augmentation de la part de ces derniers dans sa production de pétrole.

Le fait que l’OPEP et la Russie conviennent ou non d’augmenter la production de brut le mois prochain sera un facteur déterminant pour les prix au cours des prochains mois.

Avant ce conflit entre les deux États du Golfe, l’alliance « OPEP Plus » cherchait à augmenter la production mensuelle de ses pays de 400 000 barils par jour, à partir du mois d’août, afin de répondre à la demande croissante de brut.

Au sens de « Bloomberg », le conflit entre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, qui s’est produit au cours du week-end, a laissé le marché pétrolier dans la confusion.