SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

L’Ukraine a un long chemin à faire pour rejoindre l’Union européenne

« Ne soyez pas trop délirant », c’est par cette phrase que le Premier ministre albanais Edi Rama a commenté de manière sarcastique son arrivée au sommet européen de Bruxelles jeudi, sur la question de l’adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne.

L’homme parle d’une expérience amère qu’il réalise comme beaucoup de ses concitoyens.

Son pays a gagné le statut du candidat officiel pour rejoindre l’union il y a 8 ans, et jusqu’à présent il n’est pas devenu un membre de l’alliance qui comprend 27 pays, mais pour la Macédoine du Nord c’est une expérience qui est encore plus difficile. Elle est candidate depuis 17 ans.

C’est peut-être ce qui a poussé Rama à dire, bien qu’il salue le fait que l’Ukraine ait obtenu le statut de « candidat officiel », « j’espère que le peuple ukrainien ne se fait pas beaucoup d’illusions ».

Mais le fonctionnaire albanais a souhaité être réaliste, car la route de l’ « Europe » est pleine de conditions, ce qui a été confirmé précédemment et à nouveau par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Lane, lors de ses rencontres avec les responsables ukrainiens.

Parmi ces conditions figurent des questions vitales liées aux droits de l’homme, à la démocratie, à la lutte contre la corruption, ainsi qu’à la protection des droits des minorités, la fin de la polarisation politique, ainsi que des progrès en termes de liberté d’information, de réforme judiciaire et de la loi électorale, et la suppression de l’oligarchie.

Toutes ces conditions y sont ajoutées une condition « forte » que les 27 pays doivent accepter l’adhésion formelle, à l’unanimité.

Il est à noter que le fait d’accorder hier à Kiev et à la Moldavie le statut de candidat, a peut-être suscité la « critique » de la Géorgie، qui a demandé avec ces deux pays de rejoindre l’union quelques jours après l’opération militaire russe qui a été lancée sur les terres du voisin occidental le 24 février.

Alors que les dirigeants de l’Union européenne ont clairement indiqué que la Géorgie ne pourra devenir un pays candidat qu’après avoir réglé plusieurs problèmes prioritaires qui restent en suspens !