SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

L’Ukraine demande à la Suisse de la représenter diplomatiquement en Russie

L’Ukraine a demandé à la Suisse de la représenter diplomatiquement en Russie, a confirmé Berne jeudi, mais Moscou doit accepter cette mesure pour qu’elle entre en vigueur.

Depuis le début de l’opération militaire russe en Ukraine le 24 février, la Suisse, connue pour sa neutralité, a montré sa volonté d’apporter une assistance diplomatique et de jouer un rôle de médiateur.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a indiqué mercredi que Kyiv avait demandé à la Suisse d’autoriser la mission d’une « force de protection » de ses intérêts en Russie, confirmant ce qui a été publié par le journal « Loserner Zeitung ».

Le département d’État a expliqué que le mandat de la « force de protection » permet aux pays de « maintenir des relations de bas niveau et d’assurer une protection consulaire aux citoyens de l’autre pays concerné ».

Une porte-parole du ministère a confirmé dans un courriel à l’Agence France-Presse : « Les négociations sont à mener à bien » à cet égard, sans donner plus de détails, étant donné que « la confidentialité est un élément essentiel » pour le succès de cette entreprise.

Mais la porte-parole a souligné que « pour que le mandat du protecteur entre en vigueur, la Russie doit encore donner son consentement ».

Cela peut être délicat car Berne a précédemment provoqué la colère de Moscou en se conformant à la décision de l’Union européenne d’imposer des sanctions à la Russie, se demandant à l’époque si la Suisse pouvait encore être considérée comme neutre.

La Suisse a une longue tradition d’action en tant que puissance protectrice, ayant joué ce rôle pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871.

Le riche pays alpin représente actuellement les intérêts diplomatiques de plusieurs pays, tels que les intérêts des États-Unis en Iran, les intérêts de l’Iran au Canada, les intérêts de l’Iran en Arabie saoudite et vice versa, les intérêts iraniens en Égypte et aussi les intérêts russes en Géorgie et vice versa.

    la source :
  • AFP