SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2022, Thursday |

L’Union européenne commente la visite de Macron en Russie

L’Union européenne a estimé que la visite du président français Emmanuel Macron en Russie lundi dernier était une lueur d’espoir pour ne pas s’engager dans une confrontation militaire entre la Russie et les pays occidentaux autour de la crise ukrainienne.

Dans une déclaration aux journalistes à l’issue de sa visite à Washington mardi, le ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Josep Borrell, a estimé que la visite d’Emmanuel Macron en Russie avait apporté un « élément de détente ».

« Tant qu’il y aura une volonté de s’asseoir à la table des négociations et d’engager un dialogue, je pense qu’il y aura de l’espoir de ne pas s’engager dans une confrontation militaire », a déclaré Borrell.

Il a ajouté que la visite de Macron à Moscou lundi et sa rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine constituaient un « signal positif » et une « bonne initiative », affirmant « je pense que cela constitue un élément de libération », selon l’agence française.
Cependant, malgré son optimisme, Borrell a déclaré que le problème « n’a pas encore été résolu ».

Il a ajouté que:« la visite du président Macron à Moscou était importante, mais elle n’a pas accompli de miracle », sans aucun signe de désescalade de la part de la Russie.

Il a expliqué que le plus important pour les autorités russes n’est pas l’Ukraine, mais « la nouvelle architecture de sécurité en Europe », ajoutant qu’elles « s’opposent à cette architecture ».

« Ils font pression sur l’Ukraine pour qu’elle négocie quelque chose d’important pour eux, qui est l’élargissement de l’OTAN et leurs préoccupations sécuritaires », a-t-il ajouté, selon l’AFP.

Le président français avait déclaré après avoir rencontré Poutine qu’il voyait des solutions « tangibles » à la crise, et avait reçu des assurances du président russe qu’il n’y aurait pas de nouvelle escalade.

La Russie a massé plus de 100000 soldats à la frontière avec l’Ukraine, provoquant des accusations des États-Unis et des pays européens selon lesquelles elle se prépare à l’envahir, mais Moscou a nié avoir l’intention d’envahir son voisin.

Mais l’escalade militaire s’est accompagnée d’une diplomatie intense pour éviter une guerre, alors que Borrell décrivait plus tôt la situation comme la plus dangereuse pour l’Europe depuis la fin de la guerre froide.