SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 November 2022, Monday |

L’Union européenne exprime sa préoccupation quant à l’évolution générale du programme nucléaire iranien

L’Union européenne a réitéré sa préoccupation quant à l’évolution générale du programme nucléaire iranien, soulignant la nécessité pour l’Iran de coopérer pleinement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.

Après sa rencontre avec son homologue iranien, Hossein Amir Abdullahian, à New York, le ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Josep Borrell, a annoncé que l’Iran est prêt à reprendre les négociations sur son programme nucléaire « à une date imminente », après leur suspension en juin.

« Le ministre iranien des Affaires étrangères a confirmé son intention de reprendre les négociations à une date imminente », a déclaré Borrell dans un communiqué publié par son bureau à Bruxelles.

Le responsable diplomatique européen a expliqué qu’il avait insisté auprès d’Abdullahian sur la nécessité pour « l’Iran de coopérer pleinement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique pour résoudre les questions en suspens », et « réitéré sa préoccupation quant au cours général du programme nucléaire iranien. »

Mardi, les Occidentaux ont fait pression sur le président iranien, Ebrahim Raissi, aux Nations unies, dans le but de reprendre au plus vite les négociations sur le programme nucléaire iranien, mais ils n’ont pas obtenu d’engagement clair.

Des pourparlers sont en cours depuis avril à Vienne entre l’Iran et les cinq principaux pays signataires de l’accord de 2015, à savoir l’Allemagne, la Chine, la France, la Grande-Bretagne et la Russie.

Et ces négociations visent à ramener les États-Unis dans l’accord après que l’ancien président Donald Trump s’en soit retiré en mai 2018, et ont poussé l’Iran à remplir toutes ses obligations internationales contenues dans l’accord, mais elles sont suspendues depuis juin après les élections présidentielles en Iran.

Téhéran a renvoyé Abbas Araqchi, qui représentait son pays dans ces négociations depuis 2013, et il a été remplacé par Ali Bagheri, qui est proche du conservateur extrémiste Raissi.