SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Moscou n’acceptera pas une « réponse collective » des membres de l’OTAN

Le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé que Moscou ne peut pas accepter une réponse collective des pays de l’OTAN concernant le respect du principe de sécurité indivisible, et attend une réponse détaillée de chaque destinataire.

Selon un communiqué publié sur le site Internet du ministère russe des Affaires étrangères, le ministère a indiqué que « le 10 février, le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, et le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, ont envoyé une réponse à la lettre du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, datée du 28 janvier, concernant l’application par les pays occidentaux du principe de sécurité égale et indivisible.’

Le ministère russe des Affaires étrangères a ajouté : « Le message de Lavrov était adressé aux ministres des affaires étrangères de 37 pays d’Europe et d’Amérique du Nord. Il y était spécifiquement souligné que Moscou attend une réponse détaillée, (de la part de chaque partie) chacun à son niveau national. Par conséquent, nous ne pouvons pas accepter une réponse « collective » qui nous rappelle la « solidarité collective » alors que nous attendons une réponse détaillée à la question que nous avons posée de la part de chaque destinataire ». Il a été souligné que Stoltenberg et Borrell n’avaient pas été contactés.

Le ministère russe des Affaires étrangères a confirmé que « les documents de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, de la Russie et de l’OTAN, qui contiennent le principe de l’indivisibilité de la sécurité, portent les signatures des chefs d’État et de gouvernement des pays concernés. Au sein de l’OSCE, les États participent à titre national et, à ce titre, ils (les chefs d’État) se sont engagés à ne pas renforcer leur sécurité au détriment de celle des autres. »

En outre, les États-Unis et les pays occidentaux accusent la Russie de préparer une attaque militaire contre l’Ukraine, ce que Moscou a démenti à plusieurs reprises ; considérant que ces accusations sont un prétexte pour accroître la présence militaire de l’OTAN près de ses frontières.

Moscou exige des garanties que l’OTAN ne s’étendra pas à l’est vers ses frontières et que des bases militaires ne seront pas établies dans les républiques de l’ancienne Union soviétique.

Fin 2021, la Russie a publié un projet d’accord avec les États-Unis et un accord avec l’OTAN, sur les garanties de sécurité.

    la source :
  • Sputnik