SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 September 2021, Saturday |

Nations Unies : Une crise humanitaire majeure est sur le point de commencer en Afghanistan

Le haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés a lancé lundi un appel à un soutien accru pour les opérations en Afghanistan, mettant en garde contre une « crise majeure qui n’en est qu’à ses débuts », alors que les évacuations de Kaboul devraient cesser au cours des deux prochains jours.

Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a réitéré un appel à maintenir les frontières ouvertes et à ce que davantage de pays contribuent à « cette responsabilité humanitaire » avec l’Iran et le Pakistan, qui accueillent déjà quelque 2,2 millions de réfugiés afghans, selon Reuters.

Le HCR s’attendait vendredi dernier à ce que jusqu’à 500 000 Afghans fuient leur pays d’ici la fin de l’année.

« L’évacuation aérienne de Kaboul prendra fin dans quelques jours, et la tragédie qui s’est déroulée ne sera plus aussi perceptible qu’auparavant, mais elle sera une réalité quotidienne pour des millions d’Afghans. Nous ne devons pas leur tourner le dos. Une crise humanitaire bien plus importante n’en est qu’à ses débuts », a déclaré M. Grandi dans un communiqué.

La Turquie et les réfugiés afghans

Dimanche, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a déclaré que son pays ne pourrait pas supporter le poids d’une vague supplémentaire de réfugiés afghans.

Le ministre turc a tenu ces propos lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, à Ankara.

Cavusoglu a ajouté que son pays avait assumé ses responsabilités morales et humanitaires à l’égard des réfugiés, comme il l’a dit.

« Il n’est plus possible pour nous de porter un fardeau supplémentaire pour les réfugiés », a-t-il ajouté.

Les autorités turques avaient annoncé précédemment qu’il y avait 182 000 immigrants afghans enregistrés en Turquie et jusqu’à 120 000 immigrants non enregistrés.

Proposition française

Samedi, le président français Emmanuel Macron a révélé une proposition que la France et la Grande-Bretagne présenteraient pour établir une zone de sécurité à Kaboul.

« Le projet de loi que nous proposons vise à désigner une zone de sécurité à Kaboul, sous l’autorité des Nations unies, qui permettra la poursuite des opérations humanitaires », a ajouté Macron dans une interview au journal « Le Journal du Dimanche ».

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, tient une réunion sur l’Afghanistan avec les délégués de la Grande-Bretagne, de la France, des États-Unis, de la Chine et de la Russie, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.