SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Nouvelle réunion à Vienne pour discuter de l’évolution du dossier nucléaire iranien

Après l’impasse des négociations pour relancer l’accord nucléaire, une nouvelle rencontre réunira cette semaine les responsables iraniens avec ceux de l’Agence internationale de l’énergie atomique, pour discuter de l’évolution du dossier nucléaire de Téhéran.

Aujourd’hui, samedi, le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, a annoncé qu’il rencontrera cette semaine à Vienne, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi.

« Je partirai demain, dimanche, pour l’Autriche, afin de participer à la conférence générale annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique à Vienne, où je rencontrerai Grossi et mes homologues des autres États membres », a déclaré Eslami à la télévision d’État iranienne.

L’Agence internationale de l’énergie atomique tient sa conférence générale du 26 au 30 septembre.

L’annonce d’Eslami intervient après que l’Agence internationale de l’énergie atomique a confirmé le 7 septembre qu’elle ne pouvait garantir que « le programme nucléaire iranien est exclusivement pacifique ».

Dans un rapport, l’agence a indiqué qu’il n’y avait « aucun progrès » dans le dossier des traces d’uranium enrichi qui avaient été trouvées précédemment dans 3 sites non autorisés en Iran.

L’Iran a fait obstacle à la relance de l’accord nucléaire en insistant pour que les États-Unis fournissent des garanties que le retrait de l’accord nucléaire ne se reproduira pas, comme cela s’est produit sous l’ancien président Donald Trump en 2018.

Téhéran exige également une cessation d’activité de l’Agence internationale de l’énergie atomique, sur la question de la découverte par ses inspecteurs de traces d’uranium dans 3 installations nucléaires secrètes, et refuse également de fournir des réponses claires sur cette question.

Cette question est l’une de celles qui compliquent le déroulement des pourparlers entre l’Iran et les grandes puissances visant à relancer l’accord sur le programme nucléaire de Téhéran.

L’Iran demande à l’Agence internationale de l’énergie atomique de fermer le dossier des sites non déclarés, afin de permettre une entente dans les pourparlers, tandis que le directeur général de l’agence onusienne demande à Téhéran de fournir des réponses à ce sujet.

Les discussions ont repris en avril 2021 à Vienne pour relancer l’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 entre les grandes puissances (États-Unis, Grande-Bretagne, France, Russie et Chine en plus de l’Allemagne) et l’Iran, dont Washington s’est retiré sous l’ère de l’ancien président Donald Trump, pour réimposer des sanctions à l’Iran, ce à quoi elle a répondu en reculant progressivement de la plupart de ses engagements.

L’accord de 2015 permettait la levée des sanctions contre Téhéran en échange de la réduction de ses activités nucléaires et de la garantie du caractère pacifique de son programme.

Eslami a exprimé son espoir que ses entretiens « faciliteront les choses et mettront fin aux fausses impressions résultant des pressions politiques et de la guerre psychologique contre l’Iran, afin que nous puissions surmonter cette étape. »