SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Pour empêcher l’infiltration de membres d’ISIS… l’Irak fortifie ses frontières avec la Syrie avec une barrière en béton

Une source militaire irakienne a rapporté l’achèvement de la construction d’une barrière en béton à sa frontière occidentale avec la Syrie, dans une zone où les cellules terroristes de l’ISIS sont toujours actives.

La source militaire irakienne a déclaré à l’AFP que « le commandement des opérations conjointes a réussi à construire une barrière en béton dans le gouvernorat de Ninive, à la frontière avec la Syrie », dans la région montagneuse de Sinjar, dans l’ouest de l’Irak, qui est reliée à la Syrie par une frontière d’environ 610 km de long.

Il a ajouté que l’objectif était de « couper la voie à l’infiltration des militants d’ISIS », expliquant que « les forces de sécurité ont été déployées derrière cette barrière », qui mesure « trois mètres et demi » de haut et s’étend sur « dix kilomètres. »

La crainte s’est accrue que des membres de l’organisation terroriste traversent la frontière entre la Syrie et l’Irak, surtout après que l’ISIS a lancé une attaque contre une prison en Syrie qui abrite ses membres dans la province syrienne d’Al Hasaka en janvier.

Les Forces démocratiques syriennes kurdes confirment qu’aucun des prisonniers ne s’est échappé, mais l’Observatoire syrien des droits de l’homme affirme que beaucoup ont réussi à s’échapper, y compris des djihadistes qui sont passés en Turquie voisine.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les autorités irakiennes poursuivent « les opérations de fortification de leurs frontières occidentales avec la Syrie à partir du côté ouest de l’Irak, en face des gouvernorats d’Al-Hasaka et de Deir ez-Zor. »

Et l’Observatoire syrien a ajouté dans un communiqué : « Les forces irakiennes ont commencé à construire un mur en béton, à partir du district irakien de Sinjar, en face des terres syriennes, à l’est de la ville d’Al-Shaddadi dans la campagne sud d’Al-Hasaka, à condition que le mur s’étende sur toute la frontière. »

La source militaire irakienne a indiqué que ce mur est une « première étape », les autorités de sécurité irakiennes ayant l’intention, dans une deuxième étape, de « fermer toutes les zones frontalières avec la Syrie à partir desquelles des éléments d’ISIS peuvent s’infiltrer. »

Aussi, La source militaire irakienne a souligné que les travaux sont « en cours » sans préciser la longueur finale du mur ni la date de son achèvement.

Malgré l’annonce par l’Irak de la défaite de l’organisation terroriste fin 2017, après que les terroristes ont été expulsés de toutes les grandes villes dont ils se sont emparés en 2014, les forces irakiennes poursuivent toujours les cellules dormantes dans les zones montagneuses et dans le désert.

Un rapport des Nations unies publié en février indiquait que « l’ISIS maintient une large présence secrète en Irak et en Syrie, et mène une rébellion continue des deux côtés de la frontière entre les deux pays alors qu’elle s’étend sur les territoires qu’elle contrôlait auparavant. »