SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 September 2022, Thursday |

Qui est le plus proche de la Russie après les aveux de Poutine…La guerre ou les sanctions ?

Les craintes de guerre grandissent après que le président russe Vladimir Poutine a ordonné à ses troupes de se déplacer dans l’est de l’Ukraine, au milieu d’une menace occidentale d’imposer de nouvelles sanctions à Moscou.

Les ordres sont venus quelques heures après que Poutine a signé des décrets reconnaissant l’indépendance de Donetsk et Lougansk de l’Ukraine.

Bien que le décret de Poutine n’ait pas précisé si les troupes russes étaient en état d’action, le président a déclaré dans son discours que l’Ukraine pour la Russie « n’est pas un pays voisin normal, mais une partie intégrante de notre histoire, de notre culture et de notre sphère spirituelle », et que l’adhésion de Kiev à l’OTAN est une « menace directe » pour la sécurité de la Russie.

Il a également souligné que la Russie a le droit de « prendre des mesures pour assurer sa sécurité et qu’elle n’abandonnera jamais ses valeurs et sa souveraineté nationale ».

Des déclarations que certains ont interprétées comme potentiellement un point d’entrée pour une invasion imminente par la Russie, ce que cette dernière nie jusqu’à présent.

Les développements successifs ont incité le Conseil de sécurité de l’ONU à se réunir la nuit, à la demande de l’Ukraine, des États-Unis et d’autres pays.

La Secrétaire générale adjointe des Nations Unies aux affaires politiques, Rosemary DiCarlo, a ouvert la réunion, mettant en garde contre « le danger d’un véritable conflit majeur qui doit être évité à tout prix ».

L’Ukraine « n’a pas peur »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, d’autre part, a cherché à faire preuve de calme, affirmant que son pays n’avait « peur de personne ou de rien », et que Kiev « ne doit rien à personne et ne donnera rien à personne ».

Il y a quelques mois, les tensions entre la Russie et l’Occident se sont intensifiées à la suite d’accusations selon lesquelles Moscou planifiait une « invasion imminente » de l’Ukraine.

Le différend entre la Russie et l’Ukraine a éclaté depuis la première annexion de la Crimée en 2014, bientôt suivie de combats dans l’est de l’Ukraine avec des séparatistes pro-Moscou.

Sanctions occidentales

Pendant ce temps, les pays occidentaux ont dénoncé les décisions de Poutine sur les républiques de Donetsk et de Lougansk et le déploiement de forces de maintien de la paix, menaçant de nouvelles sanctions contre Moscou.

Les États-Unis, pour leur part, ont annoncé qu’ils imposeraient de nouvelles sanctions à la Russie mardi, notant qu’ils se coordonnaient avec leurs alliés et partenaires sur la question.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson tiendra également une réunion de crise mardi pour discuter de la situation en Ukraine.

Selon le Premier ministre britannique, Johnson devrait décider d’imposer un « grand paquet de sanctions » à la Russie après avoir reconnu l’indépendance des républiques de Donetsk et de Lougansk.

Lors d’un appel avec le président ukrainien, Johnson lui a dit que la Grande-Bretagne avait « déjà préparé des sanctions pour cibler ceux qui sont impliqués dans la violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, et que ces mesures entreront en vigueur mardi ».

La France, elle aussi, a pris sa décision dans la mesure des sanctions, condamnant l’âge de son président Emmanuel Macron, la décision de Poutine de reconnaître l’indépendance de Donetsk et de Lougansk.

Macron a appelé à des « sanctions européennes ciblées » contre Moscou, a déclaré l’Elysée.

La condamnation a été précédée d’un appel téléphonique à trois entre Macron, son homologue américain Joe Biden et le chancelier allemand Olaf Schultz.

Dans un communiqué publié après l’appel, la chancellerie allemande a déclaré que les trois dirigeants avaient convenu que la décision de Poutine  » ne restera pas sans réponse ».