SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 24 May 2022, Tuesday |

Réunion du Conseil de sécurité israélien pour prendre décision à propos de la marche du drapeau à Jérusalem

Des sources sécuritaires israéliennes ont dévoilé mardi une proposition du Service de sécurité intérieure (ISA) aux dirigeants politiques sur la tenue de la marche des drapeaux sur la place du mur d’Al-Buraq à Jérusalem occupée.

Le Conseil de sécurité se réunit aujourd’hui pour adopter une résolution sur la marche, que les groupes juifs de droite ont réclamée jeudi prochain.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait demandé à l’inspecteur général de la police de fournir des alternatives et de fixer une date et un itinéraire pour que d’autres défilent.

Colère juive.

Des groupes d’extrême droite ont menacé d’organiser une mini-marche en passant par la vieille ville de Jérusalem occupée, selon une voie rejetée par la police israélienne.

Itmar Ben Ghafer, membre de la Knesset et membre du parti sioniste religieux d’extrême droite, a également menacé de pénétrer dans les cours de la sainte mosquée Al-Aqsa cet après-midi, affirmant qu’il jouissait de l’immunité parlementaire et qu’aucune loi ne l’obligeait à se coordonner avec la police israélienne.

Le chef du parti sioniste religieux, Smotruic, a décrit la décision de la police comme un acquiescement et une reddition à ce qu’il a appelé le terrorisme et les menaces du Mouvement de résistance islamique (Hamas).

Smutrich a déclaré que l’inspecteur général de la police israélienne n’était pas en mesure d’assurer une marche à Jérusalem arborant des drapeaux israéliens, ajoutant qu’il « transforme le chef du Hamas à Gaza Yahya Al-Sinwar en directeur des affaires de Jérusalem ».

Cette menace vient en réponse au fait que la police israélienne a empêché Amihai Shikli, membre de la Knesset du Parti de droite, de pénétrer par effraction dans les cours d’al-Aqsa au motif qu’ils ne se coordonnaient pas avec eux.

Réponse de Hamas

Pour sa part, la Chambre mixte des factions de résistance palestiniennes a déclaré qu’elle ne permettrait pas à l’occupation israélienne d’exporter ses crises internes vers le peuple palestinien.

La Chambre commune a souligné qu’elle aurait son mot à dire si l’occupation décidait de rétablir la situation à Jérusalem avant le 11 mai, en se référant au début de la récente flambée d’agression israélienne.

La Chambre commune a appelé les Palestiniens de Jérusalem, de Cisjordanie et de la Ligne verte à continuer de faire face à l’occupation, soulignant qu’ils trouveraient leur résistance de leur côté prête à être soutenues au bon moment, ont déclaré les factions dans un communiqué.