SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2021, Wednesday |

Soudan… le nombre de morts des manifestations contre le coup d’État a atteint 40 personnes

Le Comité central des médecins soudanais a déclaré que le nombre de manifestants tués par les forces de sécurité lors des manifestations contre la prise du pouvoir par les militaires dans le pays fin octobre a atteint 40 personnes.

Le comité a confirmé sur sa page Facebook aujourd’hui, samedi, que ce nombre élevé de décès est survenu après la mort d’un jeune homme de 16 ans qui est décédé après avoir été touché par des balles réelles à la tête et à la jambe lors d’une manifestation organisée le 17 novembre.

En effet, une série de manifestations populaires ont été organisées ces dernières semaines dans la capitale, Khartoum, et dans d’autres régions du Soudan, pour protester contre la dissolution du chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Bourhan, fin octobre, du gouvernement du premier ministre civil Abdallah Hamdok, et la formation d’un nouveau conseil souverain pour les militaires.

Malgré les avertissements internationaux, les forces de sécurité ont fait usage de la force, notamment de balles réelles, pour disperser les manifestants. Des dizaines de milliers de Soudanais sont descendus dans la rue les 30 octobre et 13 novembre derniers pour protester contre le coup d’État.

Et les forces de sécurité se sont à nouveau déployées jeudi dans les rues et ont tenté d’enlever les obstacles placés par les manifestants dans le nord de Khartoum, selon des témoins oculaires.

Au niveau des réactions internationales, a Secrétaire d’État américaine adjointe aux Affaires Africaines, Molly Phee, a condamné, jeudi, « la violence contre les manifestants pacifiques », tandis que le rapporteur Spécial des Nations Unies sur le droit de réunion pacifique, Clément Voule, a appelé « la communauté internationale à faire pression sur le Soudan pour qu’il mette immédiatement fin à la répression. »

Ces derniers jours, Molly avait effectué des tournées entre les représentants des forces civiles, dont le Premier ministre Abdallah Hamdok, limogé par l’armée et placé en résidence surveillée, et les militaires, pour tenter de trouver un accord permettant de revenir à la phase de transition censée aboutir à une autorité démocratiquement élue en 2023.