SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Soudan… Les forces de sécurité dispersent les manifestants à l’aide de grenades lacrymogènes dans le centre de Khartoum

Les forces de sécurité soudanaises ont tiré des grenades lacrymogènes près du palais présidentiel, dans le centre de Khartoum, pour disperser les manifestants, ont indiqué des témoins à l’AFP.

Dimanche, de nouvelles manifestations ont débuté dans la capitale soudanaise, Khartoum, en direction du palais présidentiel, pour réclamer un régime civil démocratique.

Des témoins oculaires ont déclaré que des milliers de manifestants se sont rassemblés dans la zone de Bashdar, au sud de Khartoum, en direction du palais républicain, qui se trouve à environ 4 kilomètres au nord.

La zone de Wad al-Bashir et la 40e rue ont également été le théâtre de rassemblements de protestation similaires, organisé par l’Association des professionnels soudanais et les Comités de résistance.

À leur tour, les médecins ont mené des processions de protestation distinctes. Plus tôt dans la journée, ils ont parcouru un certain nombre de rues à Khartoum et Omdurman, dénonçant ce qu’ils appellent les violations des forces de sécurité dans les hôpitaux.

Les médecins ont remis au Haut Commissaire aux droits de l’homme au Soudan un mémorandum dénonçant l’assaut des hôpitaux par les services de sécurité et les tirs de gaz lacrymogènes.

Les rassemblements de l’ « Armée blanche » ont eu lieu à l’invitation du Bureau unifié des médecins à l’occasion du troisième anniversaire de la prise d’assaut de l’hôpital universitaire d’Omdurman, le 9 janvier 2019, par les forces de sécurité, et des violations qui l’ont accompagnée à ce moment-là.

Hier, samedi, le Conseil de souveraineté du Soudan a ordonné de ne pas poursuivre les manifestants à l’intérieur des quartiers résidentiels et des hôpitaux, et des officiers de haut rang ont été déployés pour surveiller toute violation qui pourrait se produire.

De leur côté, les autorités soudanaises ont fermé certains ponts menant au palais présidentiel et ont déployé des forces de sécurité en prévision des marches de protestation annoncées.

Les Nations Unies ont également annoncé hier, en consultation avec les partenaires soudanais et internationaux, le lancement de consultations politiques préliminaires entre les parties soudanaises, que les Nations Unies faciliteront dans le but d’aider les parties prenantes soudanaises à parvenir à un accord pour mettre fin à la crise politique actuelle et convenir d’une voie durable vers la démocratie et la paix.

L’initiative des Nations unies, qui a été saluée aux niveaux international et régional, intervient dans un contexte de grave crise politique qui s’est exacerbée après la démission du Premier ministre Abdullah Hamdok de son poste, tandis que l’Association des professionnels soudanais a refusé de répondre à l’initiative.