SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 26 November 2022, Saturday |

Soudan…Ré-arrestation d’un certain nombre de personnalités du régime d’Al-Bashir après leur libération

Des sources d’Al-Arabiya et d’Al-Hadath ont rapporté aujourd’hui, lundi, qu’un certain nombre de personnalités de l’ancien régime ont été ré-arrêtées quelques heures après leur libération.

Et des sources d’Al-Arabiya et d’Al-Hadath ont rapporté hier que le commandant en chef des forces armées soudanaises, le lieutenant-général Abdel Fattah Al-Bourhan, a démis hier le procureur général désigné, Mubarak Mahmoud, de ses fonctions, et sept procureurs après avoir décidé de libérer un certain nombre de détenus politiques affiliés à l’ancien régime, dont l’ancien ministre des affaires étrangères sous le règne d’Al-Bashir, Ibrahim Ghandour, et l’ancien directeur de l’information du Service de sécurité et de renseignement, le général de division Mohamed Hamid Tabidi.

Dimanche, des sources de sécurité au Soudan ont fait état de la libération d’Ibrahim Ghandour, chef du parti d’Al-Bashir, et des sources d’Al-Arabiya ont rapporté que les personnes libérées du régime d’Al-Bashir l’avaient déjà été le 8 septembre.

Les médias soudanais ont rapporté que les autorités compétentes avaient libéré un certain nombre de dirigeants de l’ancien régime qui avaient été arrêtés il y a plusieurs mois. Parmi les personnes libérées figurent le général de division Omar Nimr, l’ancien commissaire de Khartoum, l’ingénieur Fateh al-Rahman Muhammad Ibrahim, Khaled Muhammad Khair et cinq autres personnes.

Les événements au Soudan se sont accélérés, et la télévision officielle a diffusé la nouvelle du limogeage du procureur général soudanais Mubarak Mahmoud et de sept autres procureurs tard hier soir. On ne savait pas si ce limogeage était lié ou non à la décision de libérer des employés du régime d’Al-Bashir, mais cette mesure a suscité un large mécontentement populaire dénoncée par les militants et les comités de résistance.

Pendant ce temps, Muhamad Al-Amin Turk, chef du Conseil suprême des opticiens et conseillers indépendants de Beja, a annoncé l’ouverture partielle des ports de l’est du pays et des routes qui y mènent pendant un mois, après qu’ils aient été fermés pendant près de quarante-cinq jours, ce qui a provoqué une pénurie importante d’un certain nombre de produits de base dans tout le pays.

À Khartoum, un certain nombre de médiations et d’initiatives, qui auraient atteint cinq, ont concouru pour contenir les répercussions des décisions prises par le commandant de l’armée soudanaise, Abdel Fattah Al-Bourhan, selon lesquelles il a bouleversé les dispositions fondamentales du document constitutionnel relatives aux organes souverains et exécutifs de l’État, en plus des conditions de partenariat avec Liberté et Changement et de l’arrestation d’un certain nombre de ministres et de dirigeants politiques. Le Premier ministre Abdalla Hamdok a été placé en résidence surveillée.

Et les plus importantes de ces médiations sont celles que l’État du Sud-Soudan envisage de présenter aux parties dans les prochaines heures, après l’arrivée d’une délégation de haut rang conduite par Tut Galwak, conseiller en matière de sécurité du président Salva Kiir, dans la capitale, Khartoum.

Aussi, Mik Aye Deng, ministre des affaires étrangères du Sud-Soudan, a souligné la nécessité de stabiliser la situation au Soudan, car cela se répercuterait sur les pays de la région. Il a ajouté qu’il était porteur d’un message du président Salva Kiir Mayardit, appelant les dirigeants soudanais à entamer un dialogue global avec les différentes forces politiques, à l’exception du Parti du Congrès national, afin de surmonter tous les défis et de trouver une solution urgente à tous les problèmes auxquels le Soudan est confronté, soulignant le suivi du président de la République du Soudan, très préoccupé par la crise politique qui a éclaté entre les partenaires de transition.

Volker Peretz, chef de la mission de l’ONU, a déclaré qu’il avait discuté avec le Premier ministre destitué Abdallah Hamdok, depuis son lieu d’assignation à résidence, des possibilités de médiation pour sortir de la crise, soulignant qu’il poursuivra ses efforts avec les autres parties dans le même but.

Selon plusieurs sources du groupe « Liberté et Changement », Hamdok insiste pour que toute la situation revienne à avant le vingt-cinq octobre avant de reprendre son poste.

    la source :
  • alarabiya