SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 12 August 2022, Friday |

Sur le principe de « réciprocité »… la Syrie coupe les ponts avec l’Ukraine

Damas a annoncé mercredi qu’il rompait ses relations diplomatiques avec Kyiv conformément au principe de « réciprocité », des semaines après que l’Ukraine eut fait la même démarche, suite à la reconnaissance par le gouvernement syrien de l’indépendance des républiques séparatistes pro-russes de Donetsk et Lougansk, son principal partisan.

Une source officielle au ministère syrien des Affaires étrangères a déclaré, selon ce qui a été rapporté par l’agence de presse officielle « SANA », « La République arabe syrienne a décidé de rompre les relations diplomatiques avec l’Ukraine, conformément au principe de réciprocité et en réponse aux décision du gouvernement à cet égard. »

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé le 29 juin la rupture des relations avec la Syrie.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a annoncé la rupture des relations diplomatiques avec la Syrie, sans rompre les relations consulaires, en réponse à la reconnaissance par Damas des républiques de Lougansk et de Donetsk.

La décision a été rendue après que le ministère syrien des Affaires étrangères et des Expatriés a annoncé la décision de la Syrie de reconnaître l’indépendance des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk.

Le président de la République de Lougansk, Leonid Pasnik, a indiqué que la reconnaissance par la Syrie des deux républiques contribuera à développer les échanges entre de nouveaux marchés et à accélérer l’établissement de relations dans de nombreux domaines.

Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a ajouté qu’un embargo commercial et des sanctions seront imposés aux personnes morales et physiques en Syrie.

Ce n’était pas la première fois que Damas rejoignait son allié russe : en mai 2018, le gouvernement syrien a reconnu les régions sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie en Géorgie, qui sont sous influence russe.

La Russie est l’un des alliés les plus importants de Damas, et depuis le début du conflit en 2011, elle lui a apporté un soutien militaire, économique et diplomatique, notamment au Conseil de sécurité de l’ONU, où elle a bloqué plusieurs projets de résolution condamnant le régime syrien.

    la source :
  • AFP