SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 October 2021, Monday |

Système de défense aérienne.. Pourquoi les milices iraniennes renforcent-elles leur présence militaire à l’ouest de l’Euphrate ?

La région connaît une nette tension militaire et sécuritaire depuis que Téhéran a pris pour cible un certain nombre de navires dans le golfe Persique et le golfe d’Oman, ce qui a incité la milice iranienne et ses affiliés au Liban et en Syrie à prendre des mesures militaires remarquables sur le terrain.

Selon des informations révélées par l’Observatoire syrien des droits de l’homme, la présence d’une importante alerte de la milice des « Gardiens de la révolution iranienne » à la périphérie de la ville d’Al-Mayadin, à l’est de Deir Ezzor, coïncidant avec le transfert de plus de 20 véhicules chargés de mitrailleuses antiaériennes lourdes « M.T » à proximité du sanctuaire d’Ain Ali, à la périphérie de la ville. La milice a également fait preuve d’une grande vigilance au cours des dernières heures, et les raisons de cette vigilance ne sont pas encore connues. On ne sait pas s’il s’agit d’une précaution ou si la milice avait des informations sur une éventuelle attaque d’Israël ou de la coalition sur ses positions et ses points dans la région, ceci après que la milice elle-même ait installé, il y a quelques jours, un système mobile de défense aérienne dans la zone d’Al-Mazare’, à la périphérie d’Al-Mayadeen, des missiles sol-air y ont été installés, et ils ont été largement camouflés par des personnes.

L’Observatoire syrien a indiqué au début de ce mois que la milice des « Gardiens de la révolution iranienne » avait installé, au cours des dernières heures, un « radar » pour les vols dans la zone d’Al-Mazare’, le plus grand rassemblement d’Iraniens à la périphérie de la ville d’Al-Mayadin dans le secteur est de la campagne de Deir ez-Zor, et selon les sources de l’Observatoire syrien, des experts militaires de nationalité iranienne ont supervisé l’installation et le fonctionnement du radar dans la zone. Il convient de noter que la zone d’Al-Mazare’ a une importance stratégique car elle est élevée et surveille la ville d’Al-Mayadin et les zones d’influence des Forces démocratiques syriennes et des forces de la coalition à l’est de l’Euphrate.

Et l’Observatoire syrien a publié le 16 du mois dernier, que la milice « Abu al-Fadl al-Abbas » des Gardiens de la Révolution iranienne, au cours des dernières heures, s’était retirée de son point militaire situé près de la zone des traces al-Shibli à la périphérie de la ville d’al-Mayadin dans la campagne orientale de Deir ez-Zor, et la milice a remis ce point militaire au Hezbollah libanais, dont les membres y étaient stationnés à leur tour, et ils y ont installé un lance-roquettes et des missiles anti-aériens de « calibre 23 ». Aucune information n’a été communiquée jusqu’à présent sur les raisons de ce retrait et les raisons que le Hezbollah a repris le point.

Le 13 du mois dernier, l’Observatoire syrien a rapporté que la milice des « Gardiens de la révolution iranienne » avait déplacé une quantité d’armes et de munitions de leurs lieux de stockage dans la zone d’Al-Mazare’ à la périphérie d’Al-Mayadin, vers des maisons situées dans des quartiers peuplés de la ville, dont la milice s’était emparée au cours des derniers jours et avait concentré le processus de transfert vers les maisons saisies dans le quartier de la « rue 16 » de la ville, c’est ce dont l’Observatoire syrien avait averti à l’époque, et indiqué que les civils craignaient que les milices iraniennes les prennent comme boucliers humains. Le 8 de ce mois, l’Observatoire syrien avait indiqué que la milice des Gardiens de la Révolution iranienne avait saisi des dizaines de maisons dans la ville à l’est de Deir Ezzor. 14 maisons ont été saisies dans la rue Al-Arbaeen, 12 maisons dans la « rue 16 », et 8 maisons dans le quartier d’Al-Maharim.

Selon les militants de l’Observatoire syrien, toutes ces maisons appartiennent à des opposants au régime syrien qui se trouvent en dehors de la zone, et la milice a d’abord informé les familles et les proches de ceux qui résident dans ces maisons, de les quitter dans un délai maximum de 48 heures, ce qui s’est effectivement produit, car ils sont impuissants, et pas seulement cela, mais même les zones susmentionnées ont vu le départ des résidents des maisons adjacentes à celles qui ont été saisies, de peur de les transformer en boucliers humains pour les Iraniens et de transformer les maisons saisies en dépôts d’armes et de munitions, comme c’était l’usage, ce qui présente un risque de ciblage aérien, que ce soit par Israël ou par la coalition internationale.