SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 December 2022, Friday |

Téhéran : Il faut que Washington lève l’interdiction qui nous est imposée avant la reprise des négociations à Vienne

Alors que les Nations Unies ont été témoins d’un mouvement diplomatique en marge de la réunion annuelle des dirigeants mondiaux à l’Assemblée générale cette semaine pour reprendre les pourparlers nucléaires avec l’Iran, le président de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (AIEA), Mohammad Islami, a déclaré que les États-Unis devraient lever toutes sortes d’interdictions imposées à Téhéran afin de reprendre les négociations.

« Les Etats-Unis doivent corriger ce qu’ils décrivent comme leurs « mauvaises » politiques »,il a déclaré dans une interview accordée au réseau japonais NHK, a rapporté mardi l’agence de presse officielle IRNA.

Il a déclaré « Washington doit lever toutes sortes d’embargos et revenir immédiatement à l’accord nucléaire, alors l’Iran agira étape par étape conformément aux mesures américaines ».

Cela s’est produit alors qu’une source diplomatique a déclaré mardi matin au correspondant d’al-Arabiya à Bruxelles que le chef de la politique étrangère de l’UE, Joseph Borrell, rencontrerait aujourd’hui à New York le ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdullahian.

Les informations arabes ont également ajouté que le coordinateur des négociations de Vienne, le diplomate européen Enrique Mora, est également à New York pour consulter ses homologues du G4 + 1 et l’Iran sur la question nucléaire. Ces consultations visaient à reprendre les pourparlers de Vienne dès que possible.

Londres, Washington et le retour de Téhéran

Pendant ce temps, le ministère britannique des Affaires étrangères a rapporté que la secrétaire Liz Trass avait rencontré son homologue américain Anthony Blinken lors des réunions de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York et s’était entretenu sur l’Iran et son dossier nucléaire, avant une prochaine réunion avec Abdullahian.

Borrell a nié hier que les ministres de la Grande-Bretagne, de la Chine, de la France, de l’Allemagne et de la Russie tiendraient une réunion avec l’Iran en marge de la conférence de l’Assemblée générale de l’ONU, affirmant que « ce qui est important n’est pas la tenue de cette réunion ministérielle, mais le désir de toutes les parties de reprendre les négociations de Vienne ».

Alors que le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a annoncé au moment de la course que les ministres du G4+1 rencontreraient l’Iran aux Nations Unies pour tenter de donner une impulsion aux pourparlers actuellement au point mort visant à relancer l’accord nucléaire de 2015.

Mouvement diplomatique actif

Dans d’autres pays, il reste certain qu’un mouvement diplomatique actif aura lieu dans les coulisses des Nations Unies dans les prochains jours.
Les pourparlers entre Téhéran et les pays occidentaux, avec la participation indirecte de Washington, ont été suspendus en juin, après six tours, à la suite de l’élection d’Ibrahim, le plus haut président conservateur d’Iran.

Les derniers cycles, lancés en avril 2021, n’ont pas réussi à ramener Téhéran et Washington en conformité avec l’accord nucléaire dont l’ancien président américain Donald Trump s’est retiré en 2018 et a réimposé des sanctions sévères contre l’Iran.

    la source :
  • alarabiya