SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 October 2021, Thursday |

Téhéran recourt à l’uranium métallique comme alternative à l’uranium enrichi… Quelle en est la raison ?

Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, a annoncé, dimanche, le début de la planification de la production d’uranium métallique destiné au réacteur de Téhéran.

« Nous utiliserons l’uranium métallique comme alternative à l’uranium enrichi à 20%, car il est plus efficace que celui-ci », a-t-il déclaré dans des propos rapportés par Fars.

Et il a également confirmé que des centrifugeuses (IR2m) ont été installées et que des travaux sont en cours pour fabriquer des centrifugeuses (IR6).

En outre, Eslami avait admis dans une précédente déclaration que son pays possédait plus de 120 kilogrammes d’uranium enrichi à 20%.

« Nous avons dépassé les 120 kilogrammes », a-t-il déclaré hier soir à la télévision d’État iranienne, ajoutant : « Nous avons plus que ce chiffre. » Il a poursuivi : « Ils (les puissances occidentales) devraient nous fournir du combustible enrichi à 20% pour l’utiliser dans le réacteur de Téhéran, mais ils ne l’ont pas fait. »

Notons qu’en septembre dernier, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé que l’Iran avait renforcé son stock d’uranium enrichi, à un taux supérieur à celui autorisé par l’accord de 2015 avec les grandes puissances.

Le dernier rapport de l’AIEA estime que l’Iran possède 84,3 kilogrammes d’uranium enrichi à 20 % (contre 62,8 kilogrammes, selon les précédents rapports de l’AIEA en mai).

Il convient de noter qu’en vertu de l’accord nucléaire, Téhéran ne peut enrichir l’uranium à plus de 3,67 %, ce qui est bien inférieur au seuil d’enrichissement de 90 % nécessaire pour fabriquer une arme nucléaire.