SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Un Américain et 6 Britanniques sont détenus par les Talibans

Le Wall Street Journal a révélé que les talibans détiennent au moins 7 étrangers à Kaboul, dont un citoyen américain, depuis décembre dernier.

La plupart de ces détenus travaillent ouvertement dans le secteur de la sécurité, où ils ont été en contact fréquent avec les dirigeants talibans pour faciliter l’évacuation des Afghans en danger, selon le journal américain, d’après des personnes au fait de leurs activités en Afghanistan.

Un Américain et 6 Britanniques

Parmi les sept personnes se trouvent un citoyen américain et six autres personnes de nationalité britannique, qui sont détenus séparément, et les charges retenues contre eux n’ont pas été précisées.

Selon le Wall Street Journal, il s’agit des premiers cas connus de citoyens occidentaux détenus en Afghanistan depuis la prise du pouvoir par les talibans en août.

La libération de journalistes étrangers

Vendredi, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a annoncé que deux journalistes étrangers travaillant pour lui dans le cadre d’une mission en Afghanistan avaient été libérés après avoir été arrêtés à Kaboul.

« Nous pouvons confirmer qu’à Kaboul, les deux journalistes qui sont en mission avec le HCR, ainsi que les Afghans qui travaillent avec eux, ont été libérés », a déclaré le HCR dans un communiqué depuis Genève.

Pour sa part, le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, a déclaré vendredi que la question avait trouvé une solution.

Il a expliqué que « les deux ressortissants étrangers, qui se sont identifiés comme appartenant à une organisation internationale, ont été détenus parce qu’ils n’avaient pas de cartes d’identité, de licences ou les documents nécessaires. »

La détention d’Occidentaux en Afghanistan complique les efforts des talibans pour obtenir la reconnaissance internationale de leur gouvernement et pour obtenir l’aide humanitaire dont le pays a désespérément besoin, selon le journal.

Parmi les personnes arrêtées en décembre figurait Peter Juvenal, un journaliste et ancien homme d’affaires arrivé à Kaboul quelques semaines plus tôt pour discuter d’investissements potentiels dans l’industrie minière.

Cette situation survient à un moment où la communauté internationale a fait du respect des droits de l’homme, et notamment des droits des femmes, une condition préalable à une éventuelle reprise de l’aide internationale, qui représentait environ 75 % du budget de l’Afghanistan.