SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2022, Tuesday |

Un chef des services de sécurité iraniens reconnaît la répression des manifestations

Les autorités iraniennes se sont engagées dans une violente répression pour mettre fin aux manifestations, qui ont éclaté après la mort de la jeune femme, Mahsa Amini, aux mains de la police des mœurs à Téhéran.

Dans une reconnaissance indirecte de la répression sans relâche des manifestations qui ont éclaté en Iran il y a près d’un mois, un commandant des forces de sécurité iraniennes a estimé que les arrestations effectuées par les forces de sécurité ont entraîné une diminution de ces protestations.

Aujourd’hui, samedi, le commandant des forces spéciales des forces de sécurité intérieure iraniennes, Hassan Karami, a estimé que les arrestations ont conduit à un déclin des « émeutes et des troubles », en référence aux récentes protestations déclenchées par la mort de la jeune femme, Mahsa Amini, après sa détention par la police des mœurs.

Il a également accusé les manifestants d’avoir des « dossiers criminels précédents », déclarant : « Le nombre de manifestants à Téhéran n’a pas dépassé deux mille personnes tout au plus, la plupart ayant des dossiers antérieurs », selon ce qui a été cité par l’agence « Fars ».

En outre, il a affirmé que les manifestants, qu’il a qualifiés d’émeutiers, portaient des armes et des grenades à main, les considérant comme « des individus qui ont été incités ou ont reçu de l’argent », notant que la capitale iranienne en particulier a connu un large mouvement au cours des dernières semaines, notamment dans les universités et les écoles, où les étudiants et les élèves ont organisé un sit-in, lançant des slogans contre les autorités du pays.

Quel est le sort des étudiants ?

Des milliers de militants ont exigé que les autorités leur indiquent confirmation du sort des détenus, notamment des jeunes hommes, des jeunes étudiants, et même des écoliers qui ont été conduits dans des camions sans numéro.

Alors que la plus haute autorité judiciaire du pays a juré de leur faire rendre des comptes sans pitié ni sympathie !

Ces déclarations interviennent aujourd’hui après qu’Amnesty International a annoncé dans son dernier rapport sur les manifestations qu’au moins 23 enfants ont été tués par les forces de sécurité, la plupart à balles réelles.

Il convient de noter que depuis la mort d’Amini le 16 septembre (2022), trois jours après son arrestation par la police des mœurs, puis son transfert dans un hôpital de Téhéran, les manifestations ne se sont pas calmées dans le pays.

Sa mort a depuis enflammé la colère sur plusieurs questions, notamment les restrictions des libertés individuelles et les règles strictes concernant la tenue vestimentaire des femmes, ainsi que la crise de vie et économique à laquelle sont confrontés les Iraniens, sans parler des règles strictes imposées par le régime et sa structure politique en général.