SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 28 January 2023, Saturday |

Un coup dur pour l’Iran… Pas de pourparlers à Bruxelles jeudi

Lundi, la porte-parole de la ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Nabila Masrali, a déclaré qu' »il n’est pas prévu qu’une quelconque réunion avec les Iraniens se tienne Jeudi à Bruxelles » concernant la reprise des pourparlers sur le dossier nucléaire.

Pour sa part, le chef de la politique étrangère de l’Union européenne, Josep Borrell, a déclaré lundi qu’il espérait que les diplomates européens et l’Iran se rencontreraient bientôt pour tenter de relancer les pourparlers nucléaires, mais il n’a pas confirmé les informations faisant état d’une réunion à Bruxelles jeudi prochain.

Deux membres du parlement iranien ont déclaré dimanche que les pourparlers devaient reprendre à Bruxelles cette semaine avec les pays qui sont toujours parties à l’accord nucléaire de 2015, après leur suspension en Juin.

« Le ministre des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian a déclaré que les pourparlers avec le groupe 4+1 commenceront Jeudi à Bruxelles », a confirmé le député Ahmed Alireza Baiji, qui a assisté à la réunion à huis clos du Conseil de la Choura, à l’agence de presse conservatrice fars Fars.

« Personne ne le sait, je suis plus optimiste aujourd’hui qu’hier », a déclaré Borrell.

Enrique Mora, l’envoyé de l’Union européenne chargé de coordonner les pourparlers pour relancer l’accord nucléaire, a rencontré jeudi dernier à Téhéran des membres de l’équipe de négociation, quatre mois après la suspension des pourparlers entre Téhéran et les puissances mondiales.

Des diplomates occidentaux se sont dits préoccupés par le fait que la nouvelle équipe de négociation à Téhéran présentera de nouvelles exigences allant au-delà de ce qui a déjà été convenu, sous la direction d’un président connu pour être dur avec l’Occident, contrairement à son prédécesseur pragmatique, selon à Reuters.

Les négociations ont débuté en Avril à Vienne entre l’Iran d’une part, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine et l’Allemagne d’autre part.

Ces pays sont toujours membres de l’accord de 2015 sur le programme nucléaire iranien.

Quant aux États-Unis, qui se sont retirés de l’accord en 2018, ils ont indirectement participé aux négociations de Vienne visant à sauver l’accord.