SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 November 2022, Sunday |

Un général israélien menace l’Iran d’une « frappe militaire »

Le chef du département stratégique de l’armée israélienne, le major général Tal Kalman, a menacé de recourir à une solution militaire vis-à-vis de l’Iran.

Dans une interview publiée par le journal Al-Ayyam dimanche, Kalman a décrit l’Iran comme « le plus grand défi pour le Moyen-Orient », « le centre de tous les mouvements négatifs » dans la région, et un « problème mondial », affirmant : « Ce problème ne vise pas seulement Israël, mais tous les pays du Moyen-Orient qui souhaitent la paix et la prospérité. Pour Israël, l’un des objectifs de ce régime (iranien) est de le faire disparaître de la carte. »

Em effet, le général israélien a tenu l’Iran pour responsable de la construction et du développement de capacités militaires et de missiles au Liban, en Syrie, en Irak, au Yémen et dans la bande de Gaza, considérant cela comme « la chose la plus négative au Moyen-Orient. »

De plus, Kalman a averti que l’acquisition par l’Iran d’un arsenal nucléaire provoquerait une course au nucléaire dans la région, et a déclaré : « Nous cherchons à empêcher cela de nombreuses manières, notamment diplomatiques et économiques, ainsi que militaires…. Nous ne voulons pas de conflit et nous ne voulons pas de guerre, et nous voulons résoudre ce problème par des moyens diplomatiques, mais lorsque nous avons une partie agressive qui développe ses capacités militaires, alors nous devons être préparés à d’autres scénarios. »

Le général a souligné qu’Israël, face à un « axe chiite extrémiste » dirigé par l’Iran dans la région, (Israël) a modifié sa stratégie dans ses relations avec ses partenaires régionaux et a abandonné le principe de « se défendre par soi-même. »

Et Kalman a déclaré que les « accords d’Abraham » ouvrent la voie à l’établissement d’un « axe modéré » dans la région qui comprend Israël, Bahreïn et les Émirats arabes unis, auxquels pourraient se joindre ultérieurement Oman, le Qatar, l’Arabie saoudite, la Jordanie, l’Égypte, la Grèce et Chypre.

Kalman a poursuivi son discours sur l’ « axe modéré » en disant : « Les accords conjoints en matière de défense ne sont pas la solution, mais plutôt une partie de la solution. Ils ne feront pas disparaître l’Iran, mais créeront un équilibre entre un régime extrémiste qui tente de soutenir le terrorisme et de se doter de capacités militaires, et des régimes qui ont une stabilité forte et de grandes capacités dans les domaines militaire et économique. En outre, la coopération avec d’autres pays crée un équilibre entre les mouvements négatifs et positifs au Moyen-Orient. »

Le journal a cité le général qui a dit : « Nous croyons en une solution diplomatique avec l’Iran, et si elle échoue, une solution militaire internationale est nécessaire. »

Kalman a exprimé sa conviction qu’une solution diplomatique au programme nucléaire iranien devrait être trouvée en adoptant « des mesures strictes qui permettront de ramener Téhéran à la table des négociations. »