SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 February 2023, Saturday |

Un nouveau cycle de négociations entre l’Arabie saoudite et l’Iran à Bagdad

Des sources irakiennes ont affirmé, mercredi, que Téhéran et Riyad ont tenu un nouveau cycle de pourparlers à Bagdad, le premier depuis l’arrivée au pouvoir du président iranien Ebrahim Raissi, et après une série de rencontres qui ont eu lieu ces derniers mois entre les deux puissances régionales, selon l’Agence France-Presse.

Les responsables saoudiens et iraniens ont tenu plusieurs séries de discussions au cours des derniers mois dans la capitale irakienne, dont la première a été révélée en avril dernier sous la présidence de Hassan Rouhani, et ils ont fait de « sérieux progrès » sur la sécurité du Golfe, comme l’a révélé cette semaine le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh.

Une source irakienne familière du dossier a révélé à l’Agence France-Presse qu' »un responsable iranien a rencontré un responsable saoudien à Bagdad, dans le cadre de précédentes rencontres qui ont réuni les deux pays », mais n’a pas précisé l’identité des responsables.

Par ailleurs, une source gouvernementale et une autre source politique ont confirmé le début des discussions entre les deux parties, au cours de la semaine dernière, sans plus de détails sur leur contenu et le niveau de représentation, selon l’agence.

Et le président irakien, Barham Salih, a déclaré en mai dernier que son pays avait accueilli des pourparlers entre les deux parties « plus d’une fois ».

L’Iran et l’Arabie saoudite sont les deux puissances régionales les plus importantes du Golfe, et elles sont dans des camps opposés dans la plupart des dossiers régionaux, notamment le conflit au Yémen, où Riyad dirige une coalition militaire pour soutenir le gouvernement internationalement reconnu, et accuse Téhéran de soutenir les rebelles houthis qui contrôlent de vastes zones dans le nord du pays, notamment à Sanaa.

En outre, l’Arabie saoudite s’inquiète de l’influence régionale de l’Iran et l’accuse d' »interférer » dans des pays arabes tels que la Syrie, l’Irak et le Liban, en soutenant, finançant et armant des groupes armés dans ces pays, et se méfie de son programme nucléaire et de ses capacités en matière de missiles.

Dans le discours qu’il a prononcé la semaine dernière devant l’Assemblée générale des Nations unies, le roi saoudien Salman bin Abdulaziz a déclaré : « L’Iran est un pays voisin, et nous espérons que nos premiers entretiens avec ce pays aboutiront à des résultats tangibles afin d’instaurer la confiance et d’ouvrir la voie à la réalisation des aspirations de nos peuples à établir des relations de coopération fondées sur l’attachement aux principes et résolutions de la légitimité internationale, le respect de la souveraineté et la non-ingérence dans les affaires intérieures. »

Il a appelé Téhéran à « cesser toute forme de soutien aux groupes terroristes et aux milices sectaires qui n’ont apporté que guerre, destruction et souffrance à tous les peuples de la région. »