SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2022, Wednesday |

Un nouveau cycle de négociations russo-ukrainiennes

Le négociateur ukrainien principal, David Arakhamia, a annoncé que les deux pays reprendront leurs pourparlers de paix en ligne le 1er avril, après des signaux contradictoires concernant les négociations de la partie ukrainienne, afin de résoudre le conflit qui a éclaté entre les deux parties le 24 février et qui est toujours en cours.

Arakhamia a également ajouté dans un post en ligne dans la nuit de mercredi à jeudi, selon l’agence Reuters, que Kiev a souligné la nécessité d’une rencontre entre les présidents des deux pays, mais Moscou a répondu en disant qu’il fallait auparavant travailler davantage sur un projet de traité.

La Russie avait exprimé son optimisme plus tôt dans la journée d’hier, alors que le ministre des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avaient annoncé que le dernier cycle de négociations, qui s’est tenu mardi à Istanbul, avait enregistré des progrès positifs, sans atteindre encore de résultats définitifs.

Le chef de l’équipe de négociation russe, Vladimir Medinsky, a révélé que la partie ukrainienne a annoncé que son pays était prêt à mettre en œuvre les principales demandes sur lesquelles la Russie insiste depuis des années.

Quant au président ukrainien, Volodymyr Zelensky, il a confirmé que les pourparlers n’ont donné aucun résultats tangibles jusqu’à présent. Il a déclaré dans un discours télévisé hier soir, que les négociations se poursuivent, « mais qu’à l’heure actuelle, il n’y a que des paroles, il n’y a pas de résultats réels. »

Dans le même temps, il a souligné que les forces ukrainiennes se préparent à de nouvelles attaques russes dans la région du Donbass.

Il convient de noter que les négociations qui ont eu lieu au palais Dolma Bakhsha à Istanbul, où se trouvent les bureaux de la présidence turque, sont intervenues après 4 précédents rounds entre les deux parties dans le but de parvenir à une solution pour mettre fin aux combats, qui sont entrés jeudi dans leur 36e jour.

De longues sessions qui ont duré plus de deux semaines ont déjà eu lieu entre les deux parties par vidéoconférence, précédées d’une session directe à la frontière biélorusse, et d’une autre à la frontière polonaise. Cependant, aucune de ces discussions, qui ont été lancées quatre jours après l’opération militaire russe (28 février), qualifiée de difficile et complexe, n’a encore abouti à un règlement mettant fin au conflit.

Alors que Moscou adhère à la « neutralité » du voisin occidental, et au désarmement de ses armes nucléaires ou de celles qui représentent une menace pour lui, ainsi qu’à sa non-adhésion à l’OTAN, Kiev continue d’exiger sa souveraineté sur son territoire, et des garanties de sécurité qui empêchent un futur conflit ou une attaque russe.

    la source :
  • alarabiya