SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 October 2022, Sunday |

Un rapport américain… 3 erreurs fatales commises par Poutine lors de l’invasion de l’Ukraine

Les menaces nucléaires lancées par le président russe Vladimir Poutine ont révélé l’ampleur des erreurs qu’il a commises en Ukraine, à commencer par sa minimisation de son importance en tant qu’État, et sa sous-estimation de la réaction occidentale, en plus de son manque de bonne gestion du processus d’invasion, selon à ce qu’a dit le magazine americain Economist.

Un rapport du magazine a déclaré que la guerre « ne se déroulait pas comme prévu ». Les forces russes font face à une forte résistance à Kharkiv, la deuxième plus grande ville du pays, et l’armée ukrainienne y fait face dans les environs de la capitale, Kiev, et dans le sud, les forces russes ont capturé du territoire mais surtout en évitant l’entrée des villes.

Le gouvernement ukrainien a déclaré dimanche dans un communiqué qu’il y avait eu un bombardement massif de la ville de Kiev avec diverses armes antiaériennes et antimissiles, mais que l’objectif d’encercler la ville avait été contrecarré.

Depuis le début de l’invasion jeudi dernier, des clips ont été publiés montrant la résistance farouche des Ukrainiens face aux forces russes, et les Ukrainiens se précipitent pour rejoindre la résistance populaire connue sous le nom de « Forces de défense de la Terre d’Ukraine »…

Le délégué de l’Ukraine aux Nations Unies a déclaré que 4 300 soldats russes avaient été tués et 200 capturés lors des combats en Ukraine, tandis que 16 enfants ukrainiens étaient morts depuis que la Russie avait commencé ses opérations.

Dimanche, le Pentagone a confirmé que la Russie n’avait pas réalisé ce qu’elle voulait réaliser avec le quatrième jour de la guerre contre l’Ukraine.

Un responsable du ministère a déclaré lundi que les forces russes avaient avancé d’environ cinq kilomètres vers la capitale ukrainienne, Kiev, au cours des dernières 24 heures, mais a indiqué que l’échec des Russes à atteindre leur objectif d’atteindre la capitale en raison de la résistance ukrainienne peut les pousser à réévaluer leurs plans et peut-être que leurs attaques deviennent plus agressives.

Le rapport de The Economist indique que la guerre en est encore à sa première semaine et que le président russe peut appeler de grandes réserves militaires pour encercler les villes ukrainiennes, y compris Kiev, mais à grands frais pour les civils et les militaires des deux côtés.

Et au moment où il a été forcé de mener une guerre d’« usure » comme celle-ci, il « aurait déjà perdu » considéré comme illégitime.

Dans une grande partie du monde, Poutine sera encore plus abandonné, et chez lui, il sera à la tête d’une société étouffée par les sanctions et écrasée par son régime répressif.

Le rapport pointe trois erreurs commises par Poutine pendant la guerre, la première étant de sous-estimer l’Ukraine en tant qu’État et la seconde de mal gérer la guerre. Il n’a jusqu’à présent pas réussi à contrôler pleinement l’air et n’a pas convaincu ses soldats de le but de la guerre, « et s’il leur ordonne de massacrer leurs parents ukrainiens en grand nombre, ils ne peuvent pas obéir ». Et si beaucoup de ses troupes meurent en essayant d’écraser des villes ukrainiennes, comme c’est probable, il ne pourra pas le dissimuler chez lui.

La troisième erreur a été de sous-estimer l’Occident, qui s’estimait « en état de déclin et trop préoccupé par lui-même pour mobiliser une réponse à la guerre » et « ne comprenait pas la croyance du peuple en la démocratie », ce qui se traduisait par une augmentation de soutien populaire à l’Ukraine dans les villes européennes.

Le rapport fait référence à la déclaration de Poutine de placer des armes stratégiques en « alerte » en réponse aux sanctions sévères prises par l’Occident à son encontre. Il a considéré ces sanctions comme équivalentes à une guerre nucléaire, et cette menace est non seulement moralement répréhensible, mais soulève également la possibilité d’une escalade catastrophique.

Cela ne rend pas la décision occidentale erronée, mais indique plutôt que « l’agressivité de Poutine est la preuve de sa dangerosité » et que renverser ces mesures lui permettrait de commettre des atrocités.

Le rapport appelle à la nécessité de contrer la menace russe en déclarant clairement au Conseil de sécurité et par toutes les puissances nucléaires, y compris la Chine et l’Inde, que l’émission de menaces nucléaires est inacceptable.

Dans le même temps, les officiers supérieurs américains devraient alerter leurs homologues russes qu’ils seront tenus personnellement responsables de leurs actes.

« Le monde ne peut plus se permettre de mal juger Poutine », indique le rapport.