SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 December 2022, Friday |

Un responsable européen : Nous avons des « preuves crédibles » que la Chine va aider Moscou

Washington et ses alliés occidentaux continuent de mettre en garde contre la possibilité que la Chine fournisse une aide à la Russie, dans un contexte d’isolement de Moscou de l’économie mondiale, à la suite des sanctions occidentales. La Chine a démenti cette question au cours des deux derniers jours.

La question de l’aide militaire chinoise à la Russie est revenue aujourd’hui, vendredi, alors qu’un haut fonctionnaire de l’Union européenne a confirmé que les dirigeants de l’Union européenne disposent de « preuves très crédibles » que Pékin envisage de fournir une aide militaire à Moscou, à la suite de l’opération militaire qu’elle a lancée sur le territoire ukrainien.

Le haut fonctionnaire, qui a demandé à ne pas être nommé, selon ce qui a été rapporté par le magazine « Politico », a exprimé l’inquiétude de l’Europe face à ce qu’il considère comme « un rapprochement de la Chine avec la Russie ».

Il n’a toutefois pas précisé quel type d’aide la Russie avait demandé à la Chine.

Les États-Unis, ainsi que l’Union européenne, avaient mis en garde Pékin contre tout soutien à Moscou, évoquant la possibilité d’imposer de douloureuses « restrictions commerciales » si la Chine décidait de fournir une assistance, qu’elle soit économique ou militaire.

Lundi, un porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères a démenti « ces allégations », soulignant qu’elles sont sans fondement. Washington a été accusé de diffuser des informations erronées sur cette question.

De son côté, le Kremlin a démenti, soulignant que son pays n’a pas besoin d’équipements ou d’armes provenant de l’étranger.

Il convient de noter que Pékin a adopté une position ambiguë sur les opérations militaires russes en Ukraine, puisqu’elle a évité, au cours des trois dernières semaines, de critiquer l’invasion russe, accusant l’Occident et les pays de l’OTAN d’exacerber le conflit, en raison de l’expansion de l’alliance dans l’Est européen, sans tenir compte des préoccupations sécuritaires des pays concernés, notamment de la Russie.

Mais la Chine, qui est le premier exportateur mondial, le premier partenaire commercial de l’Union européenne et le premier fournisseur étranger de marchandises aux États-Unis, se garde bien de glisser dans une confrontation ouverte avec Washington ou les pays européens, en raison des répercussions que cela aurait sur elle.

Même si toute pression sur le commerce chinois aurait également des effets économiques indirects sur l’Amérique et ses alliés.

    la source :
  • alarabiya