SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 November 2021, Tuesday |

Une initiative africaine pour réduire les tensions entre le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie

Le dossier du barrage de la Renaissance a connu une escalade dangereuse au cours de la dernière période, ce qui a poussé l’Union africaine à agir d’urgence pour combler le fossé des points de vue.

En «navette», le président de la République démocratique du Congo, président de la session en cours de l’Union africaine, Félix Tshisekedi, se rend au Soudan et de là en Égypte et en Éthiopie, pour discuter du dossier du barrage de la Renaissance.

Selon des sources bien informées, Tshisekedi discute, samedi, avec le président du Conseil de souveraineté soudanais, Abdel Fattah Al-Burhan et le Premier ministre Abdullah Hamdok, des derniers développements dans le dossier épineux, et des efforts de l’Union africaine pour trouver un solution satisfaisant les trois pays concernés par le barrage.

Après le voyage à Khartoum, Tshisekedi se rendra au Caire samedi, où il s’entretiendra avec son homologue égyptien Abdel Fattah El-Sissi.

La tournée du président congolais s’inscrit dans le cadre du parrainage par son pays des négociations sur le barrage de la Renaissance éthiopienne, en tant que président actuel de l’Union africaine.

Il y a quelques jours, Tshisekedi a rencontré le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Shoukry, qui s’est rendu à Kinshasa, dans le cadre d’une tournée africaine qu’il a effectuée dans plusieurs États membres du bureau de l’Union africaine.

Au cours de la visite, Shoukry a transmis des messages de Sissi aux dirigeants des sept pays, y compris la position égyptienne sur les négociations bloquées sur le barrage de la Renaissance.

La ministre soudanaise des Affaires étrangères, Maryam al-Sadiq al-Mahdi, a effectué une tournée similaire au cours de laquelle elle a également rencontré le président de la République démocratique du Congo, dans le cadre de démarches diplomatiques pour sauver les négociations, notamment à l’approche de la date. du deuxième remplissage du réservoir du barrage, prévu pour juillet et août.

Shisekedi s’était engagé auprès du ministre soudanais des Affaires étrangères à visiter les trois pays, pour tenter de résoudre la crise vieille de plusieurs années concernant le barrage.

Shisekedi mène ces discussions en coordination avec le secrétaire général des Nations unies et l’envoyé américain dans la corne de l’Afrique, dans le but de traiter les questions litigieuses entre les trois pays parties à la crise.

L’Éthiopie a confirmé à plusieurs reprises son intention de procéder au deuxième remplissage du barrage comme prévu, ce qui fait craindre à l’Égypte et au Soudan une diminution de leur part de l’eau.

Il y a quelques jours, une déclaration du ministère soudanais des Affaires étrangères indiquait que la partie éthiopienne était intransigeante dans les négociations, tandis que Sissi affirmait il y a quelques semaines que compromettre la part de l’Egypte dans l’eau du Nil était une « ligne rouge », mettant en garde contre « l’instabilité dans la région. que personne ne peut supporter. «