SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Une nouvelle génération d’ISIS à Al-Hol…un document qui révèle les intentions de l’organisation

Au milieu du chaos, de la violence et d’une impasse diplomatique avec la possibilité de les renvoyer dans leur pays, une partie de la future génération d’ISIS grandit dans les camps de réfugiés du nord-est de la Syrie.

Les analystes craignent que cela devienne une copie de la prison irakienne de Bucca, où ISIS a grandi.

Ces camps sous le contrôle de l’administration autonome kurde, notamment le camp d’al-Hol, abritent des dizaines de milliers de personnes détenues dans des conditions déplorables, dans des installations fragiles qui manquent souvent de mesures de sécurité strictes.

Parmi elles, un certain nombre de femmes et d’enfants, qui ont été élevés dans un esprit de haine de l’Occident, et dont certains, selon ce que des analystes ont confirmé à l’AFP, pourraient former la prochaine génération de combattants d’organisations extrémistes.

Aussi, tous les experts, conseillers et services de renseignement sont conscients des dangers que comporte le maintien de la situation actuelle dans les camps syriens, qui sont de temps à autre le théâtre d’un chaos sécuritaire, d’assassinats et d’attaques contre les gardes.

Un document révèle… ISIS est en train de planifier

Dans ce contexte, Craig Whiteside, professeur à l’US Naval War College, a déclaré : « Le camp d’Al-Hol est un réservoir humain minuté. » Comme d’autres observateurs, il craint qu’ISIS ait la capacité, quand il le souhaite, de lancer une attaque contre le camp et de libérer ses détenus.

Il a ajouté : « Ils veulent récupérer ces personnes et attendent le bon moment. » Il a ajouté qu’il a vu des documents de l’organisation qui montrent que cette dernière alloue toujours des fonds afin de financer le processus de libération des détenus.

Une question pas urgente

Cependant, malgré les grands dangers qui se cachent sous les sables de ce camp et d’autres, il semble que la question ne soit urgente ni pour Damas ou Bagdad, ni pour les pays occidentaux.

Les experts s’attendent à ce que les Kurdes finissent par échouer dans le traitement de cette question, surtout que les services de renseignement internationaux ont d’autres priorités.

    la source :
  • alarabiya