SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 October 2021, Monday |

Venezuela … 26 morts dans des affrontements entre la police et des « gangs » armés

La ministre vénézuélienne de l’Intérieur, Carmen Melendez, a annoncé samedi que 22 « malfaiteurs » et quatre membres des forces de sécurité avaient été tués lors de deux jours d’affrontements entre la police et des gangs dans l’ouest de Caracas.

Ces affrontements, qui ont débuté mercredi soir, ont également fait des victimes parmi les habitants des quartiers dans lesquels ils se sont déroulés, mais la ministre n’a pas précisé leur nombre dans son discours télévisé.

Environ 2 500 membres des forces de sécurité ont participé à cette opération visant à reprendre la « Cota 905″, un quartier populaire de Caracas.

Après deux jours de tirs intenses, y compris avec l’utilisation d’armes lourdes, les forces de sécurité vénézuéliennes ont bouclé, vendredi, quatre quartiers contrôlés par ces gangs dirigés par des personnes en fuite.

Jeudi, la police avait émis des avis à leur encontre, dont une personne connue sous le nom d' »El Coque », et promis une récompense de cinq cent mille dollars.

« C’était comme dans une guerre, on se protégeait et on attendait que ça se termine », raconte à l’AFP Jesus Ray, un mécanicien de 40 ans qui vit dans l’un de ces quartiers.

A Cota 905, le gang a cherché à entraver l’entrée des forces de sécurité dans les quartiers et à perturber leurs déplacements.

La ministre a indiqué sur Twitter qu’au moins 20 000 munitions, trois lance-roquettes et 26 fusils, dont quatre fusils d’assaut FAL, quatre mitrailleuses, trois grenades et six pistolets, ont été découverts. Melendez a ajouté qu’un laboratoire clandestin de traitement des drogues avait également été démantelé.

« Nous avons trouvé un arsenal militaire de guerre » provenant « d’autres pays », a-t-elle déclaré à la télévision.

De son côté, la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez a annoncé l’arrestation de trois « paramilitaires » colombiens.

Le gouvernement du président Nicolas Maduro accuse l’opposition, les États-Unis et la Colombie d’être derrière ces bandes afin de déstabiliser le pays.