SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 October 2022, Monday |

Washington souligne: Les gardiens de la révolution ne seront pas retirés de la liste des terroristes

Au cours des dernières heures, les chances de parvenir à un consensus sur la relance de l’accord sur le nucléaire iranien signé en 2015 se sont à nouveau estompées, après plusieurs mois de consultations qui ont atteint leur phase finale il y a quelques semaines.

Les États-Unis ont implicitement rejeté une demande iranienne de base afin de sauver l’accord international avec Téhéran sur son programme nucléaire, alors que Téhéran a annoncé qu’un règlement dans ce dossier est encore loin d’être acquis.

Le porte-parole du département d’État américain, Ned Price, a déclaré hier soir, lundi:« Si l’Iran veut lever les sanctions au-delà de ce qui est stipulé dans l’accord nucléaire, il doit répondre à nos préoccupations qui vont au-delà de l’accord nucléaire, et négocier ces questions de bonne foi et en coopération ».

Il a également ajouté, selon ce qui a été rapporté par l’AFP, « les Iraniens connaissent nos positions sur diverses questions ».

Et lorsqu’il a dit qu’il n’était « pas convaincu » qu’un règlement sur le dossier nucléaire iranien serait possible, soulignant que Washington se préparait à tous les « scénarios ».

À son tour, la partie iranienne n’a pas semblé plus optimiste, comme l’a déclaré hier le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, lors d’une conférence de presse:« Il y a plus d’un problème en suspens entre l’Iran et les États-Unis ».

Il a ajouté que:« les messages véhiculés par Enrique Mora (le coordinateur de l’Union européenne supervisant les pourparlers) ces dernières semaines, avant et après sa visite à Téhéran, sont loin de représenter des solutions permettant de parler d’un accord ».

Ces déclarations semblaient confirmer que la suppression des Gardiens de la révolution de la liste des sanctions et des organisations terroristes étrangères n’entre pas dans le cadre des pourparlers en cours, d’autant plus que Téhéran avait annoncé à plusieurs reprises et explicitement dans le passé que ce dossier représentait un obstacle aux négociations.

Il est à noter qu’après de nombreux mois de lancement des pourparlers sur le nucléaire à Vienne en avril dernier (2021), de nombreuses déclarations optimistes ont été émises quant à la conclusion imminente d’un accord, mais au cours des dernières semaines, un ensemble de divergences a refait surface entre Téhéran et Washington principalement, y compris la question des gardiens de la révolution, qui jouit d’une grande influence militaire, économique et politique en Iran.

Ces pourparlers se sont déroulés dans la capitale autrichienne lors des réunions marathon de la France, de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne, de la Russie et de la Chine d’une part, et de la délégation de Téhéran d’autre part, tandis que les États-Unis y ont participé indirectement par le biais de l’Union européenne.

    la source :
  • alarabiya