SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 December 2022, Friday |

Yémen.. Échange de prisonniers entre les forces gouvernementales et les Houthis

Un échange de prisonniers a eu lieu entre les forces gouvernementales yéménites et la milice des Houthis, dans la province de Taiz, au sud-ouest du pays, qui a permis de libérer des dizaines de prisons du coup.

Selon des sources locales du gouvernorat de Taiz, l’accord a permis la libération de 136 civils enlevés des prisons de la milice, dont un journaliste.

En échange de la libération des kidnappés par la milice des Houthis, l’armée nationale de Taiz a remis 70 prisonniers Houthis qui avaient été capturés sur les lignes de front lors de confrontations militaires.

Parmi les heureux ravisseurs figure le journaliste Hamza al-Jubeihi, qui croupit dans les prisons des milices depuis cinq ans après avoir été enlevé avec son père, journaliste et enseignant à la faculté des médias de l’université de Sanaa, Yahya al-Jubeihi.

Hamza al-Jubeihi a été libéré de la prison des services de renseignement des Houthis après avoir été soumis à des tortures psychologiques et physiques pendant cinq ans.

Les deux parties ont précédemment mis en œuvre plusieurs accords d’échange de prisonniers dans plusieurs régions du Yémen, avec des efforts et une médiation au niveau local, en plus des échanges majeurs, sous la supervision des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge.

Environ 1 083 prisonniers ont été échangés des deux côtés en octobre 2020, dans la plus grande opération de ce type depuis que la milice des Houthis a déclenché la guerre en 2015.

En décembre 2018, le gouvernement yéménite a présenté, lors de consultations avec la Suède, des listes de 8 200 détenus dans les prisons des Houthis, qui ont à leur tour remis 8 000 listes de prisonniers détenus par les forces gouvernementales, dont la plupart sont fictives, selon des sources des droits de l’homme.

La mise en œuvre de l’accord suédois, dont une grande partie porte sur la question de la libération des prisonniers, a vacillé en raison de l’intransigeance de la milice des Houthis et de son refus d’en appliquer les dispositions, alors que plus de deux ans et demi se sont écoulés depuis la signature de l’accord, dans un contexte de violations continues sur le terrain par les milices.