SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 17 September 2021, Friday |

Al-Bitar brise les lignes rouges…

L’enquêteur judiciaire du crime de l’explosion du port de Beyrouth,le juge Tarek Al-Bitar,achève le dossier en brisant les lignes rouges ce qui lui a donné un soutien populaire.

Il a prononcé hier, une assignation à comparaître contre le Premier ministre par intérim, Hassan Diab, après que ce dernier a refusé de comparaître devant lui sous prétexte que « le Conseil supérieur pour le procès des présidents et des ministres est la bonne référence » pour son interrogatoire.Et ainsi « les forces de sécurité peuvent être utilisées pour l’amener à la session, qui a été reportée au 20 septembre prochain, 24 heures avant la date prévue. Quant à la prochaine procédure, ce sera l’émission d’un mandat d’arrêt contre Diab. »

Selon ce que disent des sources politiques opposées à « AL-Markazia » les performances d’Al-Bitar sont jusqu’à présent incontestables, notamment d’un point de vue juridique.Il bénéficie du soutien de la rue et du peuple, pour aller au bout de ce qui se trouve sur son chemin, contournant toutes les immunités et tabous « sectaires » et représentatifs qui sont jetés sur son chemin.

Les forces et partis politiques, en conflit sur tout, s’accordaient sur une chose: affronter l’enquêteur judiciaire,pour se protéger.Jusqu’à présent, les immunités des anciens ministres Ali Hassan Khalil, Ghazi Zuaiter, Youssef Fenianos et du député Nohad al-Machnouk n’ont pas été levées pour permettre à Bitar de les entendre après les avoir accusés de négligence et d’avoir causé la mort et les blessures de centaines de personnes.C’est après avoir vérifié que plusieurs lettres écrites ont été transmises à eux mettant en garde contre tout retard dans la prise de mesures pour transporter le nitrate d’ammonium depuis le port.Ils tentent toujours d’échapper à la justice, par divers moyens, en proposant un amendement à la constitution et en essayant de renvoyer l’affaire au « Conseil superieur» susmentionné et en accusant Al-Bitar de politisation.

Dans un communiqué publié hier, par les anciens chefs de gouvernement ils ont estimé que ce qu’a fait Al-Bitar est une « injure publique à la Présidence du Gouvernement et une annonce scandaleuse ». Et de même, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah, critiquait Al-Bitar depuis des semaines, en lui demandant de fournir des preuves à l’appui de sa décision de convoquer les responsables actuels et anciens pour un interrogatoire sur l’affaire. »L’enquête est politisée, soit elle fonctionne de manière claire, soit la justice doit trouver un autre juge », a-t-il déclaré.

Selon les sources, pour prouver davantage sa crédibilité et son professionnalisme, et pour réfuter toutes les allégations « négatives » portées contre lui, Al-Bitar doit étendre davantage ses enquêtes et ses interrogatoires, et c’est probable.Les gens veulent que tous les auteurs soient punis et ils veulent la convocation de tous ceux qui étaient au courant de la présence de nitrates dans le port et n’ont pas agi et ceux d’entre eux qui ont annoncé devant les médias qu’il le savait.Les gens veulent l’histoire complete du navire de la mort, qui l’a amené à Beyrouth et a mis ses marchandises dans le port et a insisté sur sa protection, et l’a utilisé pendant des années…

Il est presque devenu clair que des hommes d’affaires proches du régime de Bachar al-Assad ont acheté les marchandises et les ont transportées au Liban, alors qu’il a beacoup d’informations sur le fait que les nitrates ont été transportés vers le sud et la Bekaa depuis Amber 9, plusieurs fois… Bitar osera-t-il dire les choses telles qu’elles sont et nommer les partis locaux et régionaux qui ont causé, directement ou indirectement, l’explosion et la catastrophe de Beyrouth?

    la source :
  • Almarkazia