SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 9 August 2022, Tuesday |

Aoun: Il y a une bonne volonté pour le succès des négociations avec le FMI

Le président de la République, Michel Aoun, a souligné « l’importance des négociations que le Liban mène avec le Fonds monétaire international en vue d’une sortie de crise actuelle », soulignant qu’« il y a une bonne volonté de réussite tant sur le côtés.  »

Il a appelé l’Autriche à « soutenir le retour des réfugiés syriens dans leur pays, en particulier compte tenu de la sécurité dans la plupart des régions syriennes, et à encourager les Nations Unies et les pays donateurs à accorder une aide à l’intérieur de la Syrie en vue de ce retour ».

Les propos du président Aoun sont intervenus lors de sa rencontre avec le ministre autrichien des Affaires étrangères Alexander Schallenberg, accompagné de l’ambassadeur autrichien René Paul AMRY, du conseiller du ministre des Affaires étrangères Andrea BACHER et du chef du département Moyen-Orient GEROLD VOLIMER.

En début de rencontre, le ministre Schallenberg a remercié le président Aoun de l’avoir reçu, et a souligné qu’il porte un « message d’amitié au Liban ».

Schallenberg a expliqué qu’au cours de sa visite, il a inspecté l’unité autrichienne des forces internationales d’urgence opérant dans le sud, la « FINUL » et les camps de réfugiés, et a eu des entretiens politiques fondés sur la volonté de son pays de suivre les développements inquiétants qui se déroulent en Liban.

Se référant à l’aide financière apportée par son pays dans le cadre de l’aide humanitaire pendant la crise des réfugiés.  »

Il a exprimé son aspiration à venir un jour au Liban « pour discuter de la coopération économique et commerciale et du développement des affaires », et a déclaré : « L’Autriche continuera cette année à fournir une aide humanitaire comme elle l’a fait par le passé.  »

S’adressant au président Aoun, il a déclaré : « Vous jouez un rôle central qui contribue au maintien de la stabilité du pays, et vous êtes une figure éminente et centrale dans la promotion des réformes nécessaires afin de sortir de l’impasse actuelle.  »

Il a souligné « l’importance d’adopter les lois nécessaires pour achever les négociations avec le Fonds monétaire international et formuler les politiques financières et économiques.  »

Il a souligné que « l’Union européenne est prête et prête à fournir une énorme assistance économique dès qu’un accord sera trouvé avec le Fonds ».

Le président Aoun a répondu en souhaitant la bienvenue au ministre autrichien, souhaitant transmettre ses salutations à son homologue Alexander van der Bellen, rappelant sa rencontre avec lui lors de sa visite au Liban en 2018.

Le président Aoun a remercié l’Autriche pour sa contribution à la FINUL, soulignant « l’importance des relations entre les deux pays amis ».

Soulignant la « situation difficile que traverse le Liban », le président de la République a évoqué « la succession de crises sur lui, à commencer par la situation d’endettement dont souffre le pays, en passant par la crise syrienne et ses répercussions sur lui.

Le principal d’entre eux est la question du déplacement massif de la Syrie, qui a imposé un fardeau énorme sur son économie pendant près de 10 ans.

Alors que le Liban n’a pas reçu le montant de l’aide que d’autres pays accueillant des réfugiés ont reçu, en plus des manifestations dont il a été témoin et de l’impact de la pandémie de « Corona » et de l’explosion du port de Beyrouth sur son économie.  »

Il a déclaré : « Nous avons commencé à négocier avec le Fonds monétaire international et nous espérons qu’elles aboutiront à la lumière de notre bonne volonté et de celle du Fonds », remerciant l’Autriche et l’Union européenne pour « avoir aidé le Liban à différents niveaux ».

Comme le président Aoun a souligné « l’importance des relations unissant le Liban à l’Autriche », il a apprécié qu’elle « l’aide à surmonter nombre de ses crises ».  »

Il l’a appelé à « soutenir le retour des réfugiés dans leur pays, notamment au vu de la situation sécuritaire dans la plupart des régions syriennes, et à encourager les Nations Unies et les pays donateurs à accorder une aide à l’intérieur de la Syrie ».