SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 29 November 2022, Tuesday |

Aoun: Les usines pharmaceutiques au Liban doivent recevoir un soutien approprié de l’État

Le président de la République,Michel Aoun, a affirmé que « les usines pharmaceutiques au Liban doivent recevoir un soutien approprié de l’État afin de pouvoir faire face aux défis actuels, notamment ceux qui menacent leur pérennité,surtout après les progrès qu’elles ont réalisés dans l’industrie pharmaceutique,et qui ont donné à ce secteur vital et stratégique l’importance qu’il mérite. »

Le président Aoun a souligné que « les conditions difficiles que traverse actuellement le Liban nécessitent un redoublement du soutien de l’industrie nationale en général,et l’industrie pharmaceutique et de sérum en particulier, pour fournir les besoins des établissements hospitaliers, des centres de santé et des citoyens. »

Les propos du président Aoun sont venus lorsqu’il a reçu ce matin au palais de Baabda une délégation du Syndicat des usines pharmaceutiques du Liban dirigée par le Dr Carol Abi Karam,qui a expliqué au Président de la République « la réalité des usines pharmaceutiques,surtout ceux qui fabriquent les sérums libanais, qui couvrent cent pour cent du marché libanais, et fournissent également des médicaments de base, chroniques et les plus consommés, tels que des médicaments pour la pression, le cœur, l’asthme, le diabète,les infections et autres, en plus à certains médicaments anticancéreux, et leur part de marché représente 20 % du marché Total ».

Elle a souligné que « la Banque du Liban a soutenu cette industrie en obtenant des devises fortes sur la base du prix officiel pour couvrir 85% de la valeur des factures de matières premières importées pour la nécessité de cette industrie, et 15% sur la base du prix de la plateforme uniquement. Au cours de l’année 2020, le volume de soutien à l’industrie pharmaceutique libanaise s’est élevé à 51 millions de dollars américains, soit 4,8% de la subvention total des médicaments. »

Elle a expliqué qu’avec la hausse croissante du taux de change du dollar, il est devenu urgent de modifier le mécanisme de subvention aux sérums et médicaments libanais pour devenir 85 % du prix approuvé à la porte de l’usine (EX-FACTORY),qui est enregistré par le Ministère de la Santé Publique.Ce mécanisme ne prendra de la Banque du Liban qu’environ 20 millions de dollars par mois.Cela doit coïncider avec la cessation des subventions pour les médicaments importés similaires et la couverture de l’ensemble du volume de consommation par l’industrie.Il est également nécessaire que cela coïncide également avec l’émission des factures de l’industrie pharmaceutique libanaise par la Banque du Liban dans un délai n’excédant pas un mois à compter de la date de présentation de la facture à la Banque centrale par l’intermédiaire des banques privées. »

Abi Karam a appelé à « une augmentation progressive des prix des médicaments en deux étapes, tout en maintenant la subvention. » Elle a également exigé « le déblocage des factures actuellement impayées de l’industrie libanaise du sérum et de la pharmacie à la Banque du Liban avant la fin juin, d’un montant d’environ 30 millions de dollars, dont les marchandises ont été importées, fabriquées et écoulées au prix de 1507,50, » notant que « dans le cas où le nouveau mécanisme de soutien n’est pas adopté et que la hausse progressive des prix n’est pas mise en œuvre dans un avenir proche, à partir de début juillet, ce secteur sera contraint de cesser de fonctionner et de s’effondrer ».

Le président Aoun a répondu, soulignant son souci de « soutenir l’industrie pharmaceutique et protéger les usines libanaises », et a donné des directives aux autorités concernées « d’étudier les demandes du Syndicat avec les responsables concernés, en particulier la Banque du Liban ».

Il a également souligné qu’il suivra ce dossier avec le ministre de la Santé publique,Hamad Hassan, et le gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salameh, « pour y trouver des solutions appropriées ».