SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 3 December 2022, Saturday |

Aoun: nous n’avons pas abandonné un kilomètre et nous n’avons pas imprimé et c’est la prochaine étape

Le Président de la République, le général Michel Aoun, a annoncé la position du Liban en acceptant d’adopter la version finale préparée par le médiateur américain pour la démarcation de la frontière maritime sud, et que « cet accord indirect répond aux demandes libanaises et préserve pleinement nos droits ».

Le président Aoun a remercié « tous ceux qui se sont tenus aux côtés du Liban dans cette réalisation, qui n’aurait pas été réalisée sans l’unité de la position libanaise et sa rigidité à résister à toutes les pressions, à ne faire aucune concession substantielle et à ne pas entrer dans une quelconque normalisation qui soit rejetée ».

Dans un discours adressé aux Libanais à huit heures ce soir et diffusé sur les supports visuels et sonores, le Président Aoun a passé en revue les étapes que le dossier de démarcation a parcourues depuis 2010 jusqu’à aujourd’hui, avec tous les obstacles et difficultés qu’il a rencontrés, et les obstacles qui lui ont été mis en face pour des raisons politiques, notant que simultanément, le Liban devait faire le processus de démarcation de sa frontière maritime, en particulier méridionale, et corriger les erreurs commises dans la démarcation avec Chypre.

Le Président de la République a déclaré que le Liban a le droit de considérer ce qui a été réalisé hier comme une réalisation historique, « parce que nous avons pu reconquérir une superficie de 860 kilomètres carrés qui a fait l’objet d’un différend et que le Liban n’a cédé aucun kilomètre à Israël, et nous avons également obtenu l’ensemble du champ de Qana sans aucune compensation payée par nous malgré le fait que l’ensemble du champ n’est pas dans nos eaux. Le Liban n’a pas touché à nos frontières terrestres, le Liban n’a pas reconnu la ligne paradigmatique créée par Israël après son retrait de notre territoire en 2000, il n’a établi aucune normalisation avec Israël et il n’a conclu aucun pourparler ou accord direct avec lui.

Il a révélé que l’accord stipule comment résoudre les différends à l’avenir, ou en cas d’émergence de tout autre réservoir de pétrole commun des deux côtés de la frontière, ce qui rassure et renforce le sentiment de stabilité des deux côtés de la frontière, et « nous sommes capables aujourd’hui, ayant repris l’initiative, grâce à la persévérance, à l’effort et à la défense de ce qui est bon pour nous et pour les générations futures que nous espérons vivre à une époque meilleure que celle que nous avons vécue. Le fonds souverain est créé, qui conserve le produit pour elle conformément à la proposition de loi présentée à cet égard.

Le président Aoun a expliqué que la prochaine étape « devrait être d’aller tenir des pourparlers avec la Syrie pour résoudre la zone contestée avec elle de plus de 900 kilomètres carrés, à travers une discussion fraternelle. La frontière délimitée avec Chypre devrait également être revue et ce qui doit être fait à l’avenir. »
Le président Aoun s’est adressé aux Libanais en disant : « Par votre fermeté, votre fermeté et la lutte de votre résistance, qui s’est avérée être un élément de force pour le Liban, vous avez contribué à fortifier la position libanaise dans la négociation, comme dans la confrontation, et vous avez atteint cet accomplissement, pour vous et pour les générations futures, tout cela au nom de l’élévation, du progrès, de la prospérité et du confort de votre pays. »