SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 December 2022, Thursday |

Arabie Saoudite : Il n’y a plus personne au Liban pour dire non à la décision du Hezbollah

Dans son éditorial, le journal Al-Riyadh indique que « le Liban tourne dans un cycle vicieux et inépuisable, qui a fait de lui, dans tous les aspects de sa vie en tant que peuple, État et patrie, une simple carte dans les mains d’un acteur sectaire étranger, qui l’utilise selon ses propres intérêts et besoins et au moment qui lui convient. L’intérêt de ce joueur était de garder le Liban comme une arène pour ses jeux politiques, et petit à petit il a mis la main sur les affaires politiques internes libanaises, et s’est débarrassé de ses opposants libanais, menés par le défunt Premier ministre Rafic Hariri, et la liste s’est poursuivie jusqu’à inclure toutes les composantes libanaises, et le joueur a complété sa présence en donnant le pouvoir au Hezbollah du Liban sous la supervision et le financement des Gardiens de la Révolution iranienne. »

De plus, le journal saoudien de considérer qu’ « il ne restait plus personne au Liban pour dire non à la décision du Hezbollah, et quiconque a dit non a été expulsé et tué, et lorsque Rafic Hariri a cru que la restauration du rôle économique, financier, scientifique et social du Liban serait un moyen de contourner la domination étrangère, il a été assassiné, après une guerre médiatique et politique pour l’isoler. À cette époque, les Iraniens étaient toujours prêts à poursuivre la démarche pour leurs propres objectifs, comme moyen de négociation avec Israël et l’Occident dans le cadre de son projet nucléaire, et au maximum, transformer le Liban en une partie de « Wilayat al-Faqih », comme le stipule la première littérature du Hezbollah. »

Le journal a souligné également que le Premier ministre Najib Mikati tente, comme le rapportent les médias, de maintenir les relations entre le Liban et les pays arabes dans les meilleures conditions, mais il a compris avant tout le monde que les choses ne sont pas entre ses mains. Au contraire, la décision principale de l’État libanais revient au Hezbollah et à ses alliés qui ont hypothéqué le Liban à l’axe de l’opposition iranienne, d’autant plus que leur concept de gouvernance consiste à hypothéquer le Liban à l’axe iranien et à le livrer à la faim, à la corruption, à l’oppression et à la contrebande, et à l’isoler de son environnement arabe et de ses relations internationales.

Et il a estimé que le Liban a atteint le dernier chapitre de la tragédie de l’effondrement, au milieu de l’égoïsme de ceux qui le contrôlent, et de ceux qui sont condamnés à s’aligner sur un axe régional, bien que cet axe contredise la nature du Liban, son caractère et sa structure sociale, et que le Liban est destiné à accepter l’ingérence iranienne. Par conséquent, le pays du cèdre, solidement ancré dans l’histoire, ne retrouvera pas sa vie normale sans le rétablissement de sa décision et de ses institutions, et avant cela la disparition de l’hégémonie iranienne.