SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 4 October 2022, Tuesday |

Bahaa Hariri : La décomposition ou la désintégration de la secte sunnite est une ligne rouge… Pas de coopération avec le Hezbollah

L’homme d’affaires Bahaa Hariri a révélé que le différend avec son frère, l’ancien Premier ministre Saad al-Hariri, est « Large et vaste en termes de réflexion et de vision sur la façon d’aller de l’avant. »

Dans une interview accordée au programme « La scène libanaise » de la chaîne Al-Hurra, il a déclaré : « Saad est mon frère et je l’aime, et c’est une chose évidente. »

Bahaa Hariri a estimé que la question n’est plus entre lui et Saad, « Parce qu’il a quitté la vie politique ».

De plus, Bahaa Hariri a toujours appelé à l’application des résolutions internationales et au retrait des armes illégales, qualifiant le « Hezbollah » de terroriste, pour répéter que « À l’époque de Rafic Hariri, le Liban était sous la tutelle de la légitimité syrienne, qui était approuvée par la communauté internationale et régionale, mais aujourd’hui il n’y a pas de tutelle mais plutôt un groupe terroriste qui n’a aucune tutelle légale. »

Et concernant la politique qu’il suivra pour faire face aux conditions et aux pressions du Hezbollah, il a déclaré : « Pour nous, les élections sont la base », qualifiant « L’alliance quadripartite qui a eu lieu après l’assassinat de Rafic Hariri comme étant une infidélité politique », soulignant : « Nous ne coopérons pas avec le Hezbollah. »

Il a également nié l’existence de contacts avec le « Mouvement Amal », qu’il ne considère pas comme représentant de la modération chiite, affirmant que « La communication a lieu avec les chiites modérés », soulignant qu’il y a d’énormes éléments dans la communauté chiite qui croient dans la modération et non dans la voie qui a conduit à ce désastre.

En réponse à une question sur ce qui est rapporté au sujet de son agenda avec les Turcs, il a répondu : « Nous avons prouvé où nous allons au cours des 18 derniers mois. Nous avons parlé avec Al-Hurra, Al-Sharq Al-Awsat, Al-Arabiya et les journaux koweïtiens. Je ne me souviens pas d’avoir parlé à un journal turc, et je n’ai pas visité la Turquie durant toute ma vie, et je n’ai aucun contact direct ou indirect avec ce pays. »

Concernant son projet politique, il a déclaré : « C’est la mise en œuvre de l’accord de Taëf, dans lequel la religion est séparée du pouvoir exécutif et législatif, l’existence d’un Sénat qui donne des pouvoirs aux minorités, la mise en œuvre de la décentralisation administrative, la réalisation de l’indépendance du pouvoir judiciaire et la lutte contre la corruption grâce à un pouvoir judiciaire indépendant. »

Aussi, Hariri a estimé que « Durant l’ère de Michel Aoun, nous avons assisté à un effondrement complet du Liban et nous avons vu un isolement international et arabe complet du Liban. »

Il a souhaité communiquer avec toutes les composantes qui ont continué à respecter les principes du 14 mars, « Mais celui qui s’est écarté des valeurs et a négocié avec ce système et a fermé les yeux sur les armes et la corruption, nous le tenons pour responsable de la catastrophe à laquelle le Liban est arrivé. »

Quant à la question économique, il a parlé de quatre piliers : le secteur bancaire, le secteur touristique, les soins médicaux et l’éducation, en plus de la question des Libanais de l’étranger, qui constituent une partie essentielle du Liban en tant qu’économie libre.

Concernant la secte sunnite et ce qui est rapporté de frustration dans ses rangs, il a dit que « La décomposition ou la désintégration de la secte sunnite est une ligne rouge, et nous ne serons pas satisfaits tant qu’elle prendra son plein droit dans l’équation libanaise, en même temps notre projet est inter-sectaire, notre projet est un projet de modération. »

En réponse à une question sur ses relations avec le Royaume d’Arabie saoudite, il a répondu : « Je n’ai jamais entendu d’abus de la part de nos frères des pays du Golfe, et d’après ce que je sais, nos relations sont bonnes. »

Il a réitéré : « Le Liban doit réformer ses relations avec les pays du Golfe et la communauté internationale. »

En outre, à propos de la raison pour laquelle il ne vient pas au Liban, il a déclaré : « C’est purement sécuritaire, et si on me donnait une garantie de sécurité pour aller au Liban, j’irais aujourd’hui, mais cette question est étudiée attentivement. »

Et s’il était menacé, il a répondu : « Toutes les preuves avec nos alliés et amis dans le domaine de la sécurité vont dans ce sens, et nous voulons être plus prudents en matière de sécurité et plus que prudents, et et la promesse est que nous serons au Liban au bon moment. »

    la source :
  • Alhurra