SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 30 September 2022, Friday |

Bouez : Les élections parlementaires produiront un conseil semblable à celui existant

Le caractère intense de la bataille électorale n’a pas masqué la difficulté de l’étape à laquelle le Liban est confronté. Avant les élections présidentielles, le chef du Parti progressiste, Walid Joumblatt, a indiqué en ouvrant très tôt le bazar des négociations, que lui et ses alliés auront un rôle déterminant, puisqu’ils conserveront le tiers de blocage au Parlement, et que le président de la République n’est élu qu’à la majorité des deux tiers.

Par conséquent, la période entre les élections parlementaires et présidentielles est très importante et peut-être dangereuse, car les Libanais y font face divisés et fragmentés, donc la crainte demeure que les institutions soient perturbées et que le gouvernement soit paralysé comme des pratiques de pression pour atteindre le but recherché.

L’expert en affaires politiques et diplomatiques, l’ancien ministre Faress Bouez a assuré à Al Markaziya que les élections parlementaires produiront un conseil semblable à celui existant, fournissant la légitimité au régime existant et étant incapable de parvenir à un accord avec l’extérieur. Et si la réalité régionale, il est naturel pour le Hezbollah de porter Gebran Bassil ou Suleiman Franjieh comme président du pays, et la crainte alors est que ce qui est connu comme l’équipe souveraine utilisera le tiers de blocage dans les élections présidentielles, et le pays entrera dans le vide présidentiel. Il a noté que rien ne garantit encore la tenue des élections législatives, en plus du fait qu’il est très difficile pour les partis libanais de se mettre d’accord sur une figure neutre pour la première présidence en raison de leurs liens extérieurs qui se sont repliés sur l’intérieur et ont conduit à un déséquilibre des équilibres sans lesquels le Liban ne peut continuer.

Concernant l’effort français pour aider le Liban à surmonter ses crises et à sortir de la situation catastrophique dans laquelle il est tombé, Bouez affirme que la préoccupation du président Emmanuel Macron est de préserver la part de son pays et des contrats de Total, Airbus, Peugeot et autres qui seront mis sur la table des négociations nucléaires entre l’Amérique et l’Iran. De là, on remarque la complicité française avec le Hezbollah au Liban et les rencontres entre les deux parties, et donc les Français n’ont pas la capacité d’imposer des solutions dans les pays de la région, dont le Liban.

    la source :
  • Almarkazia