SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 February 2023, Thursday |

Carlos Ghosn « Prisonnier » du Marathon des enquêtes françaises

Une nouvelle étape d’interrogatoire, initiée par une équipe judiciaire française, avec le PDG du groupe géant « Nissan-Renault », l’homme d’affaires Carlos Ghosn, au Palais de justice de Beyrouth,a porté aujourd’hui sur les accusations portées contre lui par le procureur de la République de Paris, alléguant que il a obtenu « des gains financiers du contrat qu’il a signé avec la société qui gère le château de Versailles en France, et l’organisation de ses propres soirées ».
La nouvelle enquête a été menée par trois juges français, arrivés à Beyrouth hier mardi, et leur mission est distincte des juges qui ont interrogé Ghosn lundi et mardi.Et cela,en présence du procureur général du Liban,le juge Imad Qabalan, de l’avocat général la juge Mirna Kallas, et de l’équipe de défense de Ghosn, composée d’avocats français et libanais.La séance d’aujourd’hui était un prélude aux interrogatoires des deux prochains jours, alors que des sources accompagnant l’enquête ont révélé à « sawt Beirut International » que trois juges français « ont posé des centaines de questions à Ghosn, se concentrant sur ses pouvoirs en tant que PDG de la voiture géante.Ces pouvoirs l’autorisaient-ils à signer des contrats et accords avec d’autres entreprises? » Et il a estimé que les séances de jeudi et vendredi (demain et après-demain) permettront d' »approfondir » les accusations que la justice française impute à Ghosn.
Et quant à savoir si la justice libanaise a commencé à constituer un dossier judiciaire pour cet homme afin de le poursuivre à Beyrouth, les sources ont confirmé que « le Liban, en supervisant ces enquêtes, met en œuvre l’autorité judiciaire française, et il n’y a aucune intention de préparer un dossier. Elle a ajouté : « Carlos Ghosn n’a commis aucun crime au Liban donc il n’y a aucune raison pour lui préparer un dossier mais elle a souligné qu’il y avait une « directive dans la justice française de le juger en abscence en France après les enquêtes au Liban ont pris fin. »
Les mêmes sources ont estimé qu’au cas où les autorités françaises soumettraient une demande de récupération, la justice libanaise demandera le dossier à la France, et le jugera au Liban si elle considère que ce qui lui a été attribué répond aux éléments de crimes punissables par la loi libanaise, car la loi libanaise ne permet pas l’extradition d’un citoyen vers un pays étranger. »
Une autre équipe française, composée de sept juges, a interrogé Ghosn lundi et mardi,et il a mis fin à sa mission dans l’affaire de son accusation de « corruption et transactions financières à travers des contrats que Ghosn a signé en sa position de PDG du groupe Renault-Nissan, avec R.N.F.B, qui s’est traduite par des millions d’euros. »
Cette équipe a quitté le Liban aujourd’hui pour rentrer à Paris, avec une copie du procès-verbal d’enquête, pour s’en appuyerdans la décision qu’elle prendra, au moment où l’avocat de Ghosn, Carlos Abu Jawdeh, a réitéré son affirmation selon laquelle le dossier sur la base duquel son client est poursuivi est vide et dépourvu de preuves, et il a dit que nous avons réfuté toutes les accusations par le biais des documents que nous avons fournis, mais il a exprimé sa crainte qu’il y ait eu une décision préalable de condamner son client dans ces cas.

    la source :
  • Sawt Beirut International