SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 8 October 2022, Saturday |

Carte de financement « improvisée »… Le « patching » est le maître de la situation.

« Central » dit:

Après quelques détails, le comité ministériel en charge du dossier de levée de fonds, sous la supervision du chef du gouvernement intérimaire Hassan Diab hier, a achevé hier le projet de la carte de financement, qui sera délivrée dans les prochaines heures, pour la distribuer aux ministres pour étude et le voir, en vue de son approbation.

Selon les informations disponibles, le plan note que la carte devrait être en dollars, et non en lires libanaises, et que sa valeur sera facturée par l’intermédiaire des banques en espèces à une moyenne de 137 $ par famille de 4 personnes, soit environ 1 645 $ par année et par famille. Comparativement aux 750 000 familles qui bénéficieront de la carte, le soutien total est de 1,235 million de dollars par année. L’amendement le plus important est que les familles couvertes par le Programme des familles les plus pauvres du ministère des Affaires sociales, ainsi que le programme safety net de 264 millions de dollars financé par le prêt de la Banque mondiale, reçoivent la pleine valeur de la carte de financement sans aucune déduction pour le montant qu’elles reçoivent de ces entités, car la mesure apporte « une plus grande justice ». La version précédente prévoyait que l’assistance des deux programmes devait faire partie de la valeur totale de la carte.

La carte, dont Diab a discuté hier avec le président Michel Aoun au palais de Baabda, et il y a quelques jours avec le Président Nabih Berri à Aïn Al-Teena, s’inscrit dans le cadre des préparatifs pour lever le soutien apporté aujourd’hui par la Banque du Liban, pour les produits de base et les matériaux vitaux, et Diab s’en est tenu d’abord à son approbation et « si ce n’est que nous n’augmenterons pas le soutien »… Mais la surprise, selon des sources politiques opposées au « centralisme », c’est que Diab veut aussi le « central » pour financer cette carte, et ce financement sera l’argent des déposants !

Il s’agit d’un « dommage » majeur à la perception ministérielle de la carte, poursuivent les sources, car il n’est pas permis à la fois moralement et légalement de continuer à drainer la réserve centrale d’une part et les dépôts de la population d’autre part. Le deuxième défaut est l’approche du gouvernement à l’égard du projet visant à recueillir l’appui dans son ensemble.

Il résout une partie du problème, en donnant à 750.000 familles la carte de financement pour aller – si le vol en dollars prévu ne mange pas le montant qui leur est alloué – mais qu’en est-il des Libanais qui ne recevront pas la carte?! L’État les considère-t-il riches et n’a-t-il pas besoin d’aide?! Les Libanais, dont la moitié sont aujourd’hui classés comme « pauvres », selon des études de l’ONU et internationales, sont maintenant incapables de couvrir leurs dépenses primaires de base et souffrent de payer pour le carburant, le pain, la médecine, l’hospitalisation et l’électricité. Comment pourront-ils résister à la levée des subventions sur ces biens et secteurs, même si cette augmentation n’est pas relativement complète, en cas de hausse attendue des prix qui frappera tout, afin qu’ils deviennent à leur tour les plus pauvres? Le gouvernement a-t-il une réponse à ces questions?

Jusqu’à présent, le « patching » est le maître de la situation, et l’autorité est perdue dans la crise, et vous traitez avec elle sur la pièce. Le problème aujourd’hui a besoin d’une solution globale qui ne viendra qu’avec la formation d’un nouveau gouvernement qui répondra à la satisfaction de la communauté internationale, alors il s’est empressé à travers ses institutions et les destinations des donateurs, dirigé par le Fmi, d’étendre une ligne de vie au Liban, en aidant l’ensemble de son peuple, et non un groupe d’entre eux, à garder la tête hors de l’eau, et le sauver de la noyade inévitable si l’actuel « improvisation » face à la catastrophe économique se poursuit, concluent les sources

    la source :
  • MTV Lebanon