SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 19 September 2021, Sunday |

Comment la question du navire iranien a-t-elle affecté la formation du gouvernement?

Selon ce que disaient des sources à « Al-Markazia », la discussion entre entre le Président de la République, le général Michel Aoun, et le Premier ministre désigné, Najib Mikati, jusqu’au début de la semaine dernière,se concentrait sur la répartition des portefeuilles et sur le ministère de l’Intérieur, de la Justice, des Affaires sociales et de l’Énergie, et les noms de leurs ministres.Cependant avec la
déclaration du secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Hassan Nasrallah,notant l’arrivée de navires pétroliers iraniens à Beyrouth en quelques jours,le procesus de formation est devenue plus complexe de sorte que le rythme des appels s’est ralenti,pour ne pas dire qu’il a été complètement perturbé, et il se fait maintenant via des délégués pour faire semblant que les discussion continuent.

Selon les sources,Mikati étudie s’il a dirigé un gouvernement de spécialistes non indépendants, dont des ministres partisans affiliés non seulement à l’équipe présidentielle, mais aussi au Hezbollah,avec le fait des navires pétroliers iraniens, cette option soit-elle juste et bénéfique pour lui et le Liban?Le soutien international nécessaire pour sortir de la tragédie risque de ne jamais arriver, tant que le Liban sera sur l’axe iranien.

Des sources proches du « mandat »,trouvent que États-Unis et un certain nombre de pays occidentaux sont responsables du fait que le gouvernement n’est pas formé.Elles soulignent que la visite de l’ambassadeur américain à Baabda jeudi dernier, et le message qu’elle a transmis de son administration au président Michel Aoun, et les positions qui ont été émises après cela, ont tout arrêté.Elle semblait l’informer que le fait de ne pas s’opposer au pétrole iranien, pendant que Washington proposait au Liban d’aider à sécuriser l’électricité de l’Égypte et de la Jordanie, signifierait une escalade américaine contre le Liban – l’État.Cependant les premiers sources trouvent que ces faits s’inscrivent dans le cadre de la dissimulation de la vérité et de l’exonération de l’Iran et du Hezbollah de la responsabilité d’obstruction.Elles explique qu’Al-Dahia était consciente que son choix pétrolier compliquerait la formation du gouvernement. Cela signifie que Téhéran ne veut pas aujourd’hui former un gouvernement à Beyrouth, sauf aux conditions du Hezbollah, et préfère attendre le cours des négociations américano-iraniennes et ce à quoi elles aboutiront.

En tout cas, les sources indiquent que le retour de l’ambassadeur saoudien, Walid al-Bukhari, à Beyrouth dans les prochaines heures, tel que rapporté par la presse aujourd’hui, aidera Mikati à prendre une position:Excuse ou la formation d’un gouvernement qui ne respecte pas les critères de l’initiative française.

Jusqu’à aujourd’hui, toutes les informations divulguées indiquent que le gouvernement comprendra des conseillers et des politiciens des deuxième et troisième rangs qui sont affiliés à des parties secretement.Et l’équipe présidentielle va controler le nouveau gouvernement sinon elle ne sera pas formé.Comme il est devenu clair, pour lui et pour ceux qui suivent les appels de formation, que conditions auxquelles le Premier ministre Saad Hariri a été confronté pendant des mois sont toujours les mêmes.Mikati acceptera-t-il ce que Hariri n’a pas accepté?