SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 27 September 2022, Tuesday |

Confédération générale des travailleurs : Une session d’urgence mardi prochain pour envisager de recommander une grève

Le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban, Bechara Asmar , a tenu une conférence de presse, après la réunion du bureau du Conseil exécutif de la Fédération, dans laquelle il a déclaré : « L’organe du bureau s’est centré sur la détérioration des conditions économiques, qui constituent une menace réelle pour toutes les classes du peuple libanais qui ont franchi le seuil de la pauvreté dans son ensemble, en raison des politiques adoptées par le système politique. Celui-ci a dirigé le pays pendant de nombreuses années.  »

Il ajoute :  » La faim a commencé à frapper aux portes à la lumière du chaos qui se produit dans les marchés et dans tous les secteurs, de sorte que le citoyen a commencé à chercher ses besoins quotidiens normaux en se tenant dans les rangs de l’humiliation devant les boulangeries et les stations de carburant et dans les supermarchés, les magasins et les pharmacies pour assurer sa force quotidienne, tout en étant témoin des prix des produits et des aliments subventionnés et non subventionnés, ce qui nous amène à de nombreuses questions sur ce qui se passe à cet égard, et ce que les responsables font pour protéger les personnes à faible revenu qui ne sont plus en mesure d’assurer les besoins nécessaires de la nourriture suffisante pour une vie décente, comme la viande est devenu un grand fardeau pour ses prix et est devenu hors de portée Qui sont au salaire minimum. De même, l’huile est devenue un lourd problème en raison de son prix, et aucun citoyen ne peut l’acheter. Les citoyens font la queue devant les stations-service pour obtenir une petite quantité d’essence et de diesel. Où en sommes-nous arrivés ? Qui est responsable ? La Banque du Liban est-elle seule responsable ? Ou en étant de connivence avec certains marchands, importateurs, mafias et fonctionnaires. »

Il a souligné que « la Banque du Liban a effectivement commencé à lever les subventions sur les équipements médicaux, la viande, les médicaments, les produits alimentaires et les huiles, et à restreindre le carburant et la farine. »

Il a déclaré : « Oui, le Liban traverse une crise fatidique majeure. Les travailleurs libanais sont des projets de déplacement et de migration, et les traitements sont rares et impossibles. La foi en la patrie reste la base, une foi qui nous pousse à lutter davantage, à nous accrocher à davantage, à exiger davantage, et à nous battre pour l’état de droit, les institutions et le système judiciaire. Pour l’état de l’enquête criminelle et de la responsabilité. À l’état de la lutte contre la corruption, la contrebande et l’évasion fiscale. À l’état de parrainage social, sanitaire, éducatif et économique. »

« la situation actuelle a entraîné une dégradation de :
-Le système de santé : (sécurité sociale – coopérative de salariés – agence médicale – compagnies d’assurance)
Ici, on s’étonne de l’augmentation des tarifs médicaux dans ces conditions, et on s’étonne aussi de la grève des médecins en protestation d’une décision de justice.
– le système éducatif
-L’écosystème
Et toujours plus d’insécurité, de vols et d’infractions. »

Et il a ajouté : « Tout cela en l’absence d’une autorité efficace capable de prendre en charge les affaires du pays et du peuple, et des disputes politiques pour des intérêts et des objectifs personnels, dont le moindre est de ne pas profiter au peuple, mais plutôt de lui nuire à coup sûr. La roue de la production s’arrête dans de nombreux secteurs opérationnels, y compris la construction, avec l’indisponibilité et la disponibilité du ciment national sur le marché. »

Al-Asmar a déclaré : « Au vu du danger de ces questions, la Confédération générale des travailleurs ne peut s’empêcher de confirmer face aux conditions difficiles que traverse le pays par la cohésion du mouvement syndical et de ses dirigeants pour la réussite du mouvement destiné à être réalisé selon les rubriques suivantes :

1- Former immédiatement un gouvernement de sauvetage national capable de restaurer la confiance des Libanais et de la communauté internationale envers le Liban et ses responsables, et qui œuvre à entériner les réformes nécessaires au niveau international et local.

2- Ne pas lever les subventions sur les marchandises, les denrées alimentaires, le carburant, les médicaments, les équipements médicaux et le pain avant de trouver une alternative, dont la plus importante est la carte de financement.

3- Contrôler le marché financier et libérer les dépôts des Libanais dans les banques.

Il a annoncé que le bureau a décidé d’inviter le Conseil exécutif à se réunir en session d’urgence le mardi 18 mai 2021 pour étudier la recommandation de grève générale et définir un plan d’action pour la mettre en œuvre sur toutes les terres libanaises en consultant les organes concernés des syndicats économiques, sociaux, industriels, éducatifs et des professions libérales jusqu’à ce que le mouvement vienne Une unité nationale complète.

    la source :
  • NNA