SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 2 October 2022, Sunday |

Crise de carburant…

Le chef du consortium des importateurs de pétrole, Maroun Chammas, a souligné que le marché du carburant traverse actuellement une situation très exceptionnelle et sans précédent en conséquence de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Dans un communiqué, Chammas a suggéré que le marché pourrait connaître une pénurie au cours du mois de mars en raison de la difficulté à trouver des marchés alternatifs et du fait que de grandes quantités de pétrole qui arrivent au Liban en provenance de Russie et de la mer Noire.

Cependant, il a souligné que les sociétés importatrices de pétrole ont tenu et tiennent encore des réunions de crise successives avec le ministère de l’Énergie pour remédier à la situation et assurer la continuité du marché.

Il a souligné dans ce contexte que les opérations d’importation se limitent actuellement au fournissement des besoine de consommation, compte tenu de l’absence totale de possibilité de stocker les marchandises car les prix et les marchés internationaux ne le permettent pas actuellement.

En ce qui concerne les prix, Chammas a estimé qu’il n’est pas possible de s’attendre à quel niveau les prix mondiaux du carburant peuvent atteindre.

En réponse à l’accusation des entreprises importatrices de profiter de la hausse des prix à l’échelle mondiale pour augmenter leurs profits, Chammas a expliqué que les entreprises n’ont aucun intérêt à augmenter les prix pour deux raisons principales.Premièrement, parce que des prix plus élevés s’accompagnent inévitablement d’une baisse de la consommation et des ventes. Deuxièmement, parce que le ministère de l’Énergie et de l’Eau fixe un plafond pour la marge bénéficiaire non nette des entreprises, et ce plafond ne change pas même si les prix franchissent le seuil de 900 $ la tonne, qui est aujourd’hui de 1106 $ pour l’essence et de 1106 $ pour le diesel.