SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 October 2021, Monday |

Des sources diplomatiques expliquent à « Sawt Beirut International » les obstacles à une intervention contre l’État défaillant

En pratique, le Liban est devenu un Etat en faillite, et si les Nations Unies ne le reconnaissent pas officiellement, des sources diplomatiques confirment à « Sawt Beirut International » que la situation libanaise nécessite une intervention internationale pour le sortir de l’échec, mais cette intervention semble être très difficile.

Le Liban a trois possibilités. La première : continuer longtemps dans son échec social, économique, financier et politique avec l’abandon par l’autorité, c’est-à-dire le système dirigeant, de ses devoirs envers son peuple, comme c’est le cas actuellement, avec une aggravation supplémentaire de la situation, une pauvreté extrême et une humiliation supplémentaire, mais sans que personne ne bouge de l’extérieur, sauf avec des aides petites et limitées, qui ne changent rien, et c’est ce qui se passe actuellement.

Et la deuxième : soit il y a un mouvement du Conseil de sécurité à cause de l’État failli qu’il a annoncé, parce que le Conseil est le cadre juridique pour déclarer l’État failli. Mais une telle démarche est presque impossible, car il n’y a pas de volonté internationale d’aller dans ce sens.

Et la troisième : que, compte tenu du fait que certains pays amis considèrent le Liban comme un État failli, et que ses conditions sont misérables, un groupe soit formé qui intervienne sur le terrain pour aider. Cette option n’est pas facile car le groupe sera en confrontation avec le Hezbollah, qui devrait lui faire obstacle. C’est ce qu’a montré la France en lançant l’idée d’envoyer des soldats pour aider, qui a été rejetée par Hezbollah.

Les sources ont souligné que ce qui retarde la grande explosion sociale, ce sont plusieurs facteurs, au premier rang desquels l’aide internationale à l’armée libanaise et à son personnel, et aux forces de sécurité et à leur personnel, et l’aide des expatriés à leurs familles, la présence d’une classe riche, même si elle est peu nombreuse, et les retraits qui sont effectués dans les banques à partir de comptes qui ont été gelés pour la phase prérévolutionnaire. Ce sont des mesures en dehors de l’ordre social normal.

Il n’y a aucun doute que d’après les performances de ceux qui entravent la formation du gouvernement et après la troisième mission de ce genre, il y a un grand danger d’entraver les élections parlementaires, ainsi que les élections présidentielles. Par conséquent, le jeu actuel d’obstruction à la formation est plus important que la question du gouvernement. Selon les sources, il s’agit d’un débat sur la question de savoir qui va gouverner le pays à la lumière du vide que les obstructionnistes s’efforcent d’atteindre lors de la prochaine étape, sans se soucier de la souffrance et de la douleur du peuple.