SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 31 January 2023, Tuesday |

Deux cartes américaines pour convaincre Bennett de retourner à Naqoura

Le nouveau facteur qui a poussé les États-Unis à déplacer « soudainement » le dossier des frontières maritimes au cours des dernières heures n’était pas libanais, mais israélien. Avec le départ du Premier ministre Benjamin Netanyahu du pouvoir d’ou son pouvoir a duré de 12 ans, les Américains espèrent que cette évolution contribuera à relancer les négociations de démarcation entre Beyrouth et Tel Aviv, dont elle est interrompues il y a des mois, en raison de divergences entre les deux pays.

Cette question semble être une priorité absolue pour Washington, selon ce que des sources diplomatiques bien informées disent à Al Markaziah , avec la preuve que la bataille pour la présidence du Conseil des ministres de l’entité hébraïque n’était guère résolue, car elle a finalement et a officiellement pris fin dimanche après-midi à Naftali Bennett, jusqu’à ce qu’il débarque dans la région, le médiateur. Et L’ambassadeur américain John Dorochet, de sont coté, a entamé lundi matin une tournée aux dirigeants libanais, qu’il est censé terminer à Tel-Aviv.

Et selon les sources, le diplomate – qui quittera bientôt son poste de médiateur pour reprendre une autre mission dans le Golfe – a voulu reprendre la position du Liban, à condition que le Liban transmet ce qu’il entendra à la partie israélienne. Et pour ne pas oublier, les négociations se sont arrêtées après que la délégation de négociation libanaise a décidé d’abandonner la ligne Hof, sur la base de laquelle les pourparlers de Naqoura ont été lancés.

De plus, lors de sa visite au palais de Baabda hier, le président de la République, le général Michel Aoun, l’a informé que Liban veut poursuivre les négociations indirectes à Naqoura avec la médiation américaine et l’hébergement international, dans le but de parvenir à un accord sur la délimitation des frontières maritimes, et cela en préservant les droits des parties concernées sur la base des lois internationales.

Le président Aoun a demandé au médiateur américain, de jouer son rôle et elaborer des négociations « justes », sans conditions préalables, car cela garantit de vraies négociations basées sur le droit que le Liban cherche à restaurer. Il espere que les efforts fournits par l’Ambassadeur Dorocher, avec les responsables israéliens, auront des résultats positifs.

Dans l’information, la délégation du Liban à Naqoura ne changera pas sa position « principale » qui a été mise en avant lors des sessions précédentes, car le Liban a le droit de délimiter sur la base de la ligne 29 (et non de la ligne 23, qui donne au Liban un plus grand zone que celle notée par la ligne Hof, mais plus étroite que celle couverte par la ligne 29) .Sinon, l’option de recourir à l’arbitrage ou aux institutions internationales pour régler le différend , est possible, et c’est ce que le Liban a informé le responsable de Durocher .

Il n’y a donc rien de nouveau dans la position de Beyrouth. Aujourd’hui, le médiateur américain devra essayer de convaincre Tel-Aviv de se remettre à table. Bien que cette affaire n’arrivera pas « demain », et que la conclusion de tout nouveau cycle soit attendue pour que le gouvernement israélien assume ses responsabilités, les sources indiquent que Dorochet utilisera deux « cartes » à l’entité hébraïque : d’abord, il dira que le plafond de la délégation libanaise est élevé,ce qui signifie que le durcissement de Beyrouth est « attendu et normal ». Deuxièmement, il leur dira que le règlement du différend maritime par la négociation et la « diplomatie » contribuera grandement à affaiblir « l’argument » de Hezbollah pour garder ses armes.

Et la question se pose: Est ce que la tactique et les tentations de Dorochet fonctionneront-elles avec la nouvelle administration hébraïque, de sorte que les négociations vont avoir lieu bientot ?

    la source :
  • Almarkazia