SAWT BEIRUT INTERNATIONAL

| 25 October 2021, Monday |

Familles des victimes de l’Explosion du Port de Beyrouth : boycotter la « session de la honte » au nom du respect de la vie de nos victimes

L’Association des « Familles des Victimes de l’Explosion du Port de Beyrouth » a appelé à « participer à l’action, jeudi, devant le Palais de l’UNESCO, coïncidant avec la session que le Président du Parlement Nabih Berri a appelé pour l’empêcher de se réunir. » Et elle a déclaré dans un communiqué : « Aujourd’hui, nous avons été choqués par l’annonce de l’invitation du président du Parlement, Nabih Berri, à la session de jeudi prochain pour discuter de la demande d’accusation présentée par un certain nombre de députés, ce que l’on appelle la demande de honte, qui est une accusation en forme, alors qu’il s’agit, en fait, d’une tentative de masquer la vérité et d’échapper à la punition des suspects. »

Elle a souligné que « cette session vient compléter un ensemble de pratiques qui violent la constitution et la loi, qui ont été menées par les forces au pouvoir pour renverser le travail de l’enquêteur judiciaire ou pour lui fixer des lignes rouges. »

Elle a déclaré : « Les députés ont majoritairement annoncé leur rejet de cette accusation, parallèlement à un certain nombre d’autres qui ont retiré leur signature de la demande de mise en accusation, en réponse à l’opinion publique soutenant notre cause, qui s’est manifestée sous sa meilleure forme lors du référendum du 4 août et a confirmé la confiance du public dans l’enquêteur judiciaire Tariq Al-Bitar. Il a également affirmé notre demande de lever toutes les immunités. »

Et elle a estimé que « le vote se déroule en secret d’une manière qui empêche de connaître les véritables positions des députés et les pousse, sous la pression d’incitations ou d’intimidations, à voter d’une manière qui viole leurs promesses déclarées. »

En outre, elle a appelé « tous les blocs et les députés qui ont annoncé leur rejet de la demande d’accusation ou retiré leur signature sur celle-ci à boycotter la séance de la honte, afin de perturber le quorum sous peine d’être considérés comme complices du gaspillage du sang de nos proches et du gaspillage de la vérité et de la justice. »

Aussi, elle a appelé « la Chambre des représentants à lever les immunités des suspects et à ne pas fabriquer une enquête parlementaire parallèle, dont les résultats sont connus d’avance. » Elle a également appelé « les Libanais à participer à l’action jeudi, devant le Palais de l’UNESCO, coïncidant avec la tenue de la session pour empêcher sa convocation, surtout que sa désactivation les empêche de réussir à faire obstruction à la justice. »